Neptune Aviation réceptionne son premier A319 de lutte contre les incendies
Neptune Aviation a reçu le 24 juin 2026 son 1er Airbus A319 destiné à la lutte contre les incendies, issu de la flotte de Braathens et actuellement en stockage en Espagne. L’appareil entrera en chantier de conversion chez Commercial Jet pour une mise en service prévue à la saison des feux 2028, avec un soutien d’Airbus et du groupe Expleo. Comparé aux Bae 146 actuellement exploités par Neptune Aviation, l’A319 pourra transporter 50 % de retardant supplémentaire (4 500 gallons contre 3 000) et disposera d’une autonomie accrue permettant des interventions sur des foyers plus éloignés.
Le Journal de l’Aviation du 26 juin 2026
China Eastern Airlines prévoit une commande de 25 A330neo
China Eastern Airlines prévoit de commander 25 Airbus A330neo, selon un document déposé à la Bourse de Shanghaï. L’accord, encore soumis à l’approbation des autorités chinoises, représente un prix catalogue de 9,35 Md$. Les livraisons sont prévues entre 2029 et 2033. Déjà exploitante de plus de 50 A330, la compagnie accompagnerait ainsi le renouvellement de la flotte chinoise de gros-porteurs. Airbus mise sur l’A330neo pour accompagner le renouvellement des flottes chinoises d’A330ceo. Certifié en Chine depuis 2025, ce gros-porteur séduit par sa polyvalence et ses performances en constante évolution, notamment grâce à une autonomie accrue.
Le Journal de l’Aviation du 26 juin 2026
70 000 avions connectés d’ici 2035
La connectivité en vol par satellites en orbite basse s’impose comme un nouveau facteur de différenciation pour les compagnies aériennes. Selon Novaspace, le nombre d’avions connectés devrait dépasser 70 000 d’ici 2035, contre près de 39 500 fin 2025, dont 70 % dans l’aviation d’affaires. Air France, United, Emirates ou Lufthansa déploient déjà des solutions de Wi-Fi haut débit à bord. Grâce aux constellations comme Starlink, OneWeb ou Kuiper, la connectivité gagne en débit et en réactivité. Leur part de marché dans l’aviation commerciale est passée de 1 % en 2024 à 14 % en 2025 et pourrait représenter près de 90 % des capacités louées à l’horizon 2035.
Air & Cosmos du 26 juin 2026
MIAT Mongolian Airlines prévoit d’acquérir 10 avions Airbus
La compagnie nationale mongole MIAT Mongolian Airlines envisage l’acquisition de 10 avions commerciaux auprès d’Airbus pour renouveler sa flotte. L’objectif de la compagnie est de réduire la forte dépendance de sa flotte vis-à-vis des bailleurs, sa flotte étant aujourd’hui pratiquement exclusivement louée. La Banque mongole du Commerce et du Développement s’engage à fournir les garanties financières nécessaires.
Le Journal de l’Aviation du 29 juin 2026
Le secteur du transport aérien demande à l’Europe de suspendre le nouveau système de contrôle aux frontières
Dans une lettre envoyée à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, les associations Airlines 4 Europe, IATA et ACI Europe alertent sur l’inefficience du nouveau système de contrôle automatisé des passeports en Europe, baptisé « EES » (pour entry/exit system) et déployé progressivement depuis octobre 2025. Le secteur du transport aérien met en cause une augmentation considérable des temps d’attente aux frontières, redoutant ses conséquences en période estivale avec 40 millions de passagers supplémentaires attendus. Il plaide pour la suspension totale de l’ESS en juillet et août 2026, puis pour l’instauration d’une flexibilité permanente après septembre, « dans des circonstances exceptionnelles clairement définies ».
Les Echos du 2 juillet 2026
Les acteurs du transport aérien français alertent sur le décrochage économique du pavillon français et l’improductivité des mesures fiscales sur l’environnement
Lors du congrès de la Fédération nationale de l’aviation et de ses métiers (FNAM), mercredi 1ᵉʳ juillet 2026, les acteurs du transport aérien ont dénoncé le poids de la fiscalité sur leur activité. Pascal de Izaguirre, président de la FNAM, a alerté sur le risque de déclassement du pavillon français : « Le poids de la fiscalité sur le transport aérien a bien conduit les compagnies internationales à reprogrammer leurs activités et à opter pour d’autres destinations que la France ». Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, s’est félicité quant à lui d’avoir obtenu une « stabilité fiscale » pour 2026 et d’avoir instauré, le 1ᵉʳ juin 2026, un taux réduit de TSBA pour 26 lignes relevant de l’aménagement du territoire (DSP). Des mesures qui vont dans le bon sens mais restent trop limitées et contre-productives, du point de vue des acteurs du transport aérien, qui soulignent qu’en 2025, la France est passée de la 4ᵉ à la 6ᵉ place des marchés européens, doublée par l’Italie et la Turquie. Le nombre de vols arrivant et partant de France a diminué de 2 % entre 2019 et 2025, le nombre de survols a, pour sa part, augmenté de 15 %. Chems Chkioua, le directeur général de l’aviation civile (DGAC), a évoqué une inefficacité de la hausse TSBA en matière environnementale : « Il n’y a pas moins d’avions qui volent dans le ciel, le trafic de survol est très dynamique. En termes d’économie de CO2, [la hausse de la TSBA] a un effet au mieux négligeable, si ce n’est pas négatif ».
La Tribune du 3 juillet 2026