AVIATION COMMERCIALE

Korean Air réceptionne son 1er A321neo

Airbus a annoncé le 30 novembre la livraison du 1er A321neo de Korean Air, la compagnie nationale de Corée du Sud, basée à l’aéroport de Seoul-Incheon. Les 30 A321neo avaient été commandés par Korean Air en 2015 et rejoindront sa flotte moyen-courrier de 10 A220-300 et 24 monocouloirs Boeing 737. La compagnie de l’alliance SkyTeam est « la 1ère compagnie aérienne en Asie à prendre livraison d’un A321neo avec la cabine Airspace complète », souligne Airbus dans un communiqué. Korean Air est le plus ancien client d’Airbus en dehors de l’Europe, ayant passé sa 1ère commande en 1974.

Air Journal et Le Journal de l’Aviation du 2 décembre

Jetstar Asia prolonge et étend son contrat MRO avec ST Engineering pour ses A320

Jetstar Asia a annoncé avoir prolongé et étendu un contrat de maintenance en ligne et en base avec la société MRO singapourienne ST Engineering pour sa flotte d’A320, soit 7 appareils. En plus de ce contrat de 3 ans, ST Engineering fournira désormais aussi à la compagnie low-cost une suite complète de solutions pour ses équipements (réparations, pool, stock de consignation dédié…). Jetstar Asia utilise les services de ST Engineering depuis 2013.

Le Journal de l’Aviation du 2 décembre

Le terminal 1 de Roissy-CDG rénové et agrandi rouvre après 2 ans de fermeture

48 ans après sa mise en service, le terminal 1 de Roissy-CDG a réouvert ses portes le 1er décembre après 2 ans de fermeture. Il est doté d’un nouveau bâtiment de 36 000 m2, reliant les satellites 1 et 3, soit un agrandissement de 18% doublé d’une rénovation et d’une modernisation complète, qui lui permettront d’accueillir, dans de bien meilleures conditions, 10,2 millions de passagers par an, soit 1,2 million supplémentaire, par rapport à 2019. La réouverture du terminal marque le retour en activité de la dernière infrastructure encore fermée des aéroports parisiens. Le nouvel ensemble conserve les caractéristiques du terminal originel, avec son puit central et ses tubes d’accès en zone d’embarquement et les tunnels menant aux satellites, mais y gagne une zone d’inspection filtrage élargie, une grande zone commerciale et une nouvelle zone d’embarquement de 5 600 m2, ainsi que de nombreux équipements supplémentaires, comme 90 dépose-bagages et 130 bornes libre-service. A l’issue d’une seconde phase de travaux, le terminal 1 devrait également s’enrichir, entre 2024 et 2025, d’une nouvelle salle de contrôle aux frontières. Au total, 36 compagnies aériennes devraient progressivement réintégrer ce terminal 1 au cours des prochaines semaines, dont la totalité des membres de la Star Alliance de Lufthansa, au premier rang desquels l’américain United et la japonaise ANA.

Les Echos du 4 décembre

La Commission européenne valide la suppression des vols courts en France

La Commission européenne a validé la mesure de suppression des vols intérieurs courts en cas d’alternative en train de moins de 2h30 dans le cadre de la loi climat de 2021, selon un communiqué publié le 2 décembre dans le Journal officiel de l’Union européenne. La suppression des liaisons aériennes courtes avait été contestée par l’Union des aéroports français (UAF) solidairement avec la branche européenne du Conseil international des aéroports (ACI Europe), qui avait saisi Bruxelles. Le règlement européen sur les services aériens précise toutefois que ces mesures doivent être « non discriminatoires », ne pas provoquer « de distorsion de la concurrence entre les transporteurs aériens », ne pas être « plus restrictives que nécessaire » et doivent avoir « une durée de validité limitée, ne dépassant pas 3 ans, à l’issue de laquelle elles sont réexaminées ». Des discussions auront lieu entre la Commission européenne et le gouvernement français pour assurer la conformité du projet à la législation européenne. L’interdiction des vols courts en France sera donc réexaminée au bout de 3 ans, avec des révisions intermédiaires tous les 6 mois, pour vérifier qu’elle est toujours justifiée, selon la Commission européenne.

Ensemble de la presse du 5 décembre

Les aéroports seront-ils impactés par les délestages d’électricité ?

Après l’annonce du plan du gouvernement de couper l’électricité en dernier recours pour faire baisser la pression sur le réseau d’électricité, Le Parisien tente de faire le point sur les différents secteurs qui pourraient être impactés. Il est difficile à ce stade de savoir avec certitude si les aéroports seront touchés, mais les concernés l’envisagent d’ores-et-déjà et prennent leurs dispositions. L’aéroport de Nice a notamment fait savoir qu’il disposait d’un mécanisme de production d’électricité autonome. « Nous avons déjà dû répondre par le passé à une demande de délestage et nous sommes prêts à y répondre de nouveau ». L’aéroport, qui dispose de 2 pistes, se dit également capable de passer en « monopiste » pour économiser de l’énergie. Une demande a été formulée auprès des autorités pour que l’aéroport soit considéré comme une infrastructure prioritaire. Une requête qui ne concernera pas ADP, puisque le gestionnaire des sites franciliens a indiqué avoir été inclus dans l’arrêté préfectoral comme « opérateur d’importance vitale ».

Le Parisien du 4 décembre

EasyJet anticipe une demande soutenue pour la saison estivale de 2023

Les premières réservations pour le printemps et l’été en 2023 s’annoncent positives, et ce malgré des prix de billets d’avion plus élevés, a indiqué easyJet dans ses prévisions. La compagnie aérienne britannique à bas coûts a déclaré que pour les 6 mois de la saison estivale à compter d’avril 2023, sa période la plus rentable, les réservations anticipées s’annonçaient positives, le rendement des billets pour la saison de Pâques 2023 dépassant celui de 2022. Pour la période hivernale, les rendements des billets ont augmenté d’environ 18% dans un contexte de forte demande pour les voyages. EasyJet a également estimé que l’ensemble du transport aérien européen sera confronté à des coûts plus élevés, en raison des prix du carburant, de la hausse du dollar américain et de l’inflation des salaires.

Air Journal du 5 décembre

L’A380 fait son retour chez Lufthansa

L’A380 célèbre son retour chez Lufthansa, alors qu’un 1er appareil a été transféré d’Espagne, où il était stocké, jusqu’en Allemagne le vendredi 2 décembre. Afin de répondre à l’augmentation significative de la demande du marché, en particulier dans le segment Business Class à marge élevée, Lufthansa a en effet confirmé en 2022 son intention de remettre « une poignée » de ces appareils en service, sans limite de durée annoncée. L’opération nécessite un certain effort de la part de la compagnie, il est d’abord nécessaire d’avoir des équipages dotés d’une qualification de type correspondante à jour, et ensuite, l’avion doit être soigneusement inspecté et testé avant d’être autorisé à voler de nouveau. Agé de 9 ans, l’A380 en question, qui sera transféré à Lufthansa Technik Philippines à Manille, où il subira un contrôle complet, est l’un des plus jeunes de la flotte de la compagnie. La compagnie australienne Qantas, qui exploite actuellement 5 A380, a également annoncé le même jour qu’elle mettrait un 6ème appareil en service actif avant Noël 2022 pour soutenir la flotte pendant cette saison très chargée.

Aerobuzz du 6 décembre

L’IATA appelle à développer des engins de soutien au sol de dernière génération

L’Association internationale du transport aérien (IATA) a appelé, lors de ses « Global Media Days », à développer et généraliser des engins de soutien au sol de dernière génération (Enhanced GSE) afin de réduire les dommages qui sont infligés au sol aux avions. L’association estime dans une étude que, si rien n’est fait, les coûts engendrés par ces accidents pourraient doubler d’ici 2035 pour atteindre un montant global de 10 Md$ annuellement. Les avions long-courriers ont un taux de dommage au sol 10 fois plus important que les appareils monocouloirs, mais les avions régionaux, les turbopropulseurs et les appareils monocouloirs sont 30% plus enclin à subir des dommages sévères. Selon une base de données de l’IATA (IATA Ground Damage Incident Data Base), les engins de chargement de bagages, les engins de chargement cargo, les escaliers et les passerelles mobiles d’embarquement (PBB) causent 40% de la totalité des accidents. La transition vers des flottes d’engins de nouvelle génération, équipés notamment de systèmes anticollision, pourrait réduire de 42% les coûts de dommages au sol infligés aux appareils. Ce développement aurait aussi des implications environnementales et aiderait le secteur à atteindre son objectif général de « zéro émission de CO2 » à l’horizon 2050 grâce à une motorisation électrique.

Air & Cosmos du 7 décembre

L’IATA prévoit un retour aux bénéfices du secteur aérien international en 2023

L’Association internationale du transport aérien (IATA) a, comme chaque année, présenté l’activité et les résultats financiers du secteur aérien mondial, ainsi que ses prévisions pour l’année 2023. Pour l’année 2022, les compagnies aériennes mondiales devraient enregistrer une perte nette de 6,9 Md$, une amélioration par rapport à la dernière prévision de perte faite par l’IATA en juin dernier qui tablait sur une perte annuelle de 9,7 Md$. Le chiffre d’affaires global du secteur aérien mondial devrait atteindre 727 Md$, soit une hausse de 43,6% par rapport à 2021. Selon l’IATA, le trafic passager devrait atteindre à la fin de l’année 82,4% du niveau de 2019. Pour 2023, les compagnies aériennes mondiales devraient retrouver un bénéfice net de 4,7 Md$ pour un chiffre d’affaires global de 779 Md$, et la demande passagers devrait monter à 85,5% du niveau de 2019. Enfin, le trafic mondial devrait dépasser la barre des 4 milliards de passagers lors de l’année 2023.

Ensemble de la presse du 7 décembre

Air India annonce la location de 6 A320neo et B777-300ER supplémentaires

La compagnie aérienne Air India a annoncé le 5 décembre la location de 12 avions supplémentaires, dont des A320neo et des B777-300ER qui devraient être intégrés à sa flotte existante au 1er semestre 2023. En voie de fusion avec Vistara, la compagnie nationale indienne a souligné avoir loué 42 appareils depuis sa privatisation en janvier 2022, afin de renforcer sa flotte à court terme en attendant l’annonce d’une commande qui pourrait porter sur 300 avions. Les A320neo loués seront exploités « sur les liaisons nationales ainsi que sur les liaisons internationales court à moyen-courrier », a souligné la compagnie qui en opère déjà 27. Air India avait annoncé en septembre qu’elle ajouterait à sa flotte 30 avions pris en leasing (21 A320neo, 4 A321neo et 5 B777-200LR) à sa flotte sur une période de 15 mois. En plus de la location d’avions à laquelle elle a recours, Air India a également remis en service 19 appareils immobilisés depuis plusieurs années.

Air Journal du 7 décembre

Air Greenland réceptionne un A330neo et rejoint le FHS d’Airbus

Air Greenland a pris livraison d’un A330neo, qui viendra remplacer la génération précédente dans la flotte de la compagnie, réduisant son coût d’exploitation et améliorant l’efficacité environnementale. L’appareil sera premièrement déployé entre l’île arctique et le Danemark, avant de relier des destinations nord-américaines et européennes à une date ultérieure. Intégrant la dernière génération de moteurs Rolls-Royce, de nouvelles ailes et une série d’innovations aérodynamiques, l’avion offre une réduction de 25% de la consommation de carburant et des émissions de CO2. La compagnie a également conclu un accord avec Airbus sur les services d’heures de vol (FHS) couvrant la fourniture de composants et les services de maintenance. Basé sur un modèle d’économie circulaire et de réduction de l’empreinte carbone, le FHS d’Airbus offre plus de durabilité tout au long du cycle de vie de l’avion. Plus de 1 200 avions dans le monde sont actuellement sous contrat dans le cadre du FHS d’Airbus.

Zonebourse du 7 décembre

Fin du partenariat entre ADP et Royal Schipol Group

Royal Schipol Group, l’opérateur de l’aéroport d’Amsterdam, a soldé mardi 6 décembre sa participation résiduelle de 3,9% dans Aéroports de Paris (ADP). Cette opération était prévue depuis l’été 2021, quand les 2 groupes étaient parvenus à la conclusion que leur partenariat n’avait plus d’avenir. Leur collaboration avait démarré en 2008, avec un partenariat conclu pour une durée de 12 ans, puis prolongé d’une année supplémentaire. Schiphol et ADP avaient alors pris des participations croisées de 8% dans leur capital. Au fil des années, ADP a changé d’optique et a préféré miser sur des prises de participation plus importantes dans des opérateurs de pays émergents, où le transport aérien est en pleine croissance. En 2012, l’opérateur français a pris ainsi une participation de 38%, portée depuis à 46,1%, dans le turc TAV, qui gère 15 aéroports dans 6 pays. Puis, il avait annoncé en février 2020, une prise de participation de 49% dans le groupe indien GMR Airports, gestionnaire de 7 aéroports dans 3 pays. Le groupe néerlandais récupère ainsi 514 M€ avec cette cession. Parallèlement, « Schiphol rachètera toutes les actions détenues par ADP pour un montant d’environ 420 M€, ce qui marquera la fin du processus de dénouement des participations croisées », a précisé l’opérateur néerlandais dans un communiqué.

Ensemble de la presse du 7 décembre