Ouverture du Salon international Eurosatory
Le salon international de défense Eurosatory ouvre ce 15 juin 2026 à Villepinte. Plus de 330 délégations officielles de 93 pays retrouveront auprès de 2000 industriels de l’armement français et internationaux (soit 500 de plus par rapport à 2024). Aux côtés de KNDS, Thales, MBDA, Safran, Rheinmetall ou Harmattan AI, seront présents entre autres l’ukrainien Fire Point, l’émirati Edge ou le sud-coréen Hanwha. La Chine dispose d’une vingtaine d’exposants, l’Ukraine de plus de 80.
Ensemble de la presse du 15 juin 2026
La fin du projet SCAF, un « nouveau départ », selon Olivier Andriès
Intervenant vendredi 12 juin 2026 lors du « Paris Air Forum 2026 », organisé par La Tribune et relayé par BFM, Olivier Andriès, président du GIFAS et directeur général de Safran, a mis en garde contre toute surinterprétation de la fin du projet SCAF, soulignant que les difficultés relevaient des relations entre industriels plutôt que de la coopération entre États, et ouvraient la voie à un « nouveau départ ».
La Tribune, BFM TV et Capital du 15 juin 2026
Eurosatory : entretien avec Catherine Vautrin, ministre des Armées
Le Salon de la défense Eurosatory débute ce lundi dans un contexte de fortes tensions géopolitiques. La ministre des Armées souligne la nécessité d’articuler la recherche, le développement et la capacité à délivrer pour les industriels. « C’est un enjeu majeur pour notre pays, deuxième exportateur d’armements, nos grands maîtres d’œuvre et les 4500 entreprises de la BITD », souligne-t-elle. Elle évoque les campagnes de la DGA pour des essaims de drones et de lutte antidrones. « Nous avons d’ores et déjà commandé des intercepteurs à la PME des Bouches-du-Rhône DSV, et nos lettres de commande sont prêtes pour Harmattan AI, Alta Ares et Destinus ». En ce qui concerne l’arrêt du projet SCAF, elle souligne qu’il s’agissait d’une réponse commune à un besoin partagé reposant sur une vision politique de la souveraineté européenne, enjeu toujours présent et pouvant se décliner en d’autres collaborations. « Nous avons encore des sujets de discussion sur l’espace. Sur les enjeux d’alerte avancée, nous avons encore à travailler. Nous avons des réflexions sur les frappes dans la profondeur, sujet, entre autres, franco-allemand », rappelle-t-elle.
Les Echos du 15 juin 2026
Arrêt du SCAF : le DGA rassure sur l’avenir de l’aviation de combat en France
Lors du Paris Air Forum organisé vendredi 12 juin 2026 par La Tribune, le délégué général pour l’armement (DGA), Patrick Pailloux, a regretté l’arrêt du SCAF, tout en relativisant ses conséquences pour la France dans le domaine de l’aviation de combat. Il a cité 3 entreprises clés : « Dassault Aviation pour faire l’avion, Safran pour faire les moteurs et Thales pour faire les capteurs ». Patrice Caine, PDG de Thales, a quant à lui précisé que l’impact économique de l’arrêt du programme est « minime » pour son groupe, indiquant se tenir « à disposition pour aller de l’avant ».
La Tribune du 15 juin 2026
« La menace n’est pas seulement russe » : l’avertissement du directeur du renseignement des armées aux industriels de défense
Aymeric Bonnemaison, directeur du renseignement et de la sécurité de la défense, en charge de la contre-ingérence de l’industrie française de défense et des forces armées, alerte sur la croissance des attaques hybrides, démultipliées par l’IA. Il évoque notamment les menaces « sous le seuil », dites hybrides, des actions coordonnées prenant des formes diverses, combinant des cyberattaques, des manipulations humaines et informationnelles, des actions physiques, voire des pressions capitalistiques ou juridiques. « Opérations discrètes au départ, et parfois intentionnellement amplifiées à des fins de subversion, ce type d’attaques, ne cesse de croître ».
Les Echos du 15 juin 2026
Airbus s’allie avec l’ukrainien Skyfall pour la défense aérienne
Airbus Defence and Space et la société ukrainienne SkyFall ont signé vendredi 12 juin 2026 un protocole d’entente au salon ILA de Berlin pour développer des solutions de défense aérienne. L’alliance combine l’expertise systémique d’Airbus avec les technologies éprouvées au combat de SkyFall dans la protection des espaces aériens européen et ukrainien. Pionnière dans le domaine des drones, SkyFall associe le prototypage rapide à la production en série pour fournir des systèmes aériens sans pilote (UAS) de pointe destinés aux missions de combat, à la logistique et à la reconnaissance militaire.
Ideal-Investisseur du 15 juin 2026
Airbus et Alta Ares s’allient pour renforcer la défense européenne anti-drones
Airbus Defence and Space annonce la signature d’un protocole d’accord avec Alta Ares afin de développer et d’intégrer des solutions européennes de lutte contre les drones dans les systèmes de défense aérienne. Le partenariat associe l’expertise d’Airbus Defence and Space en intégration de systèmes et logiciels aux technologies d’intelligence artificielle et de défense aérienne tactique d’Alta Ares, dont les systèmes anti-drones sont déployés en Ukraine depuis 2024. Airbus intégrera notamment les capacités d’Alta Ares à sa plateforme de commandement et de contrôle Fortion IBMS (Integrated Battle Management Software) ainsi qu’à sa suite Fortion SAMOC dédiée aux opérations de missiles sol-air. Les deux groupes développeront conjointement des intercepteurs de courte et moyenne durée.
BFM Bourse du 12 juin 2026
MBDA va développer l’ASN4G, futur missile nucléaire hypersonique qui équipera les Rafale
La Direction générale de l’armement (DGA) a indiqué jeudi 11 juin 2026 avoir commandé à MBDA le développement du missile hypersonique Air-Sol nucléaire de quatrième génération (ASN4G). Sa mise en service interviendra à l’horizon 2035. Le missile devrait rester opérationnel jusque dans les années 2050, est-il précisé. Il sera mis en œuvre à la fois par les Forces Aériennes Stratégiques et par la Force Aéronavale Nucléaire. Il sera emporté par le Rafale F5. « En rupture technologique avec les systèmes précédents, l’ASN4G repose sur un savoir-faire technologique et industriel que peu de pays au monde possèdent », souligne la DGA. L’ASN4G doit ainsi devenir le premier missile hypersonique français capable de se déplacer à Mach 5 (6130 km/h).
Ensemble de la presse du 15 juin 2026
Safran et Neurobus dévoilent une technologie capable de détecter l’optique d’un drone
Au salon Eurosatory, qui s’ouvre lundi 15 juin à Villepinte, Safran présente une technologie développée avec la startup Neurobus, spécialisée dans l’IA neuromorphique. Comprenant une caméra neuromorphique et un laser, le dispositif est capable de détecter, grâce au renvoi du signal vers sa source, la caméra d’un drone ennemi, ce qui permet de déduire sa direction et son éventuelle cible.
L’Usine Nouvelle du 15 juin 2026
Aéronautique, spatial, défense : la souveraineté au cœur des débats du Paris Air Forum
Lors de l’édition 2026 de Paris Air Forum, organisé vendredi 12 juin 2026 par La Tribune, les industriels de la défense et de l’aérien ont évoqué l’enjeu de la souveraineté, dans un contexte d’interdépendances économiques et numériques mondiales et alors que l’accélération de la production d’armement est nécessaire. Christophe Bruneau, président exécutif d’ArianeGroup, Pierre-Éric Pommellet, président et PDG de Naval Group, Olivier Andriès, président du GIFAS et directeur général de Safran, et François Lombard, directeur de la division Connected Intelligence chez Airbus Defence and Space, ont notamment témoigné. « Nous bâtissons un système industriel à la fois sur nos propres usines et sur nos approvisionnements auprès d’une chaîne de fournisseurs qui nous donne les éléments de compétitivité nécessaires pour rester dans la course vis-à-vis des grands avionneurs », a souligné Olivier Andriès.
La Tribune du 15 juin 2026
L’industrie de défense française face au défi de la robotisation du champ de bataille
Alors que s’ouvre le salon Eurosatory, l’industrie de défense doit relever le défi de la robotisation du champ de bataille, illustrée par le conflit en Ukraine. Les drones représentent un enjeu majeur. Airbus Defence and Space vient de s’allier avec Alta Ares, spécialisée dans les intercepteurs de drones. Thales travaille avec des spécialistes de petits drones – Aero Maper, Aviation Design et Parrot -, pour y embarquer des capteurs et de l’IA de traitement de données, connectés à des logiciels de guidage. L’IA permet à un seul opérateur de piloter un essaim de drones. « La robotisation apporte de la masse aux armées modernes pour tenir dans la durée », souligne Michaël Soulat, directeur du combat aéroterrestre chez Safran Electronics & Defense (SED). Michelin a décidé quant à lui de mettre son expertise dans les pneus militaires au service de projets de robots terrestres, tandis que Renault s’est allié avec Turgis Gaillard pour développer le drone aérien de renseignement et d’attaque Chorus.
Le Figaro du 15 juin 2026
En Europe, la course aux missiles de portée intermédiaire est lancée
À l’occasion du salon Eurosatory, MBDA et ArianeGroup présentent des missiles possédant une portée qui dépasse les 1 000 kilomètres et pourrait approcher 2 500 kilomètres, selon les spécifications retenues. Le nouveau missile de portée intermédiaire de MBDA est baptisé « Mark 2 ». C’est un missile de « croisière » qui vole à basse altitude, grâce auquel MBDA entend concurrencer le Tomahawk américain. ArianeGroup présente un « missile balistique de théâtre » (MBT), non encore nommé, possédant une trajectoire balistique « en cloche, qui traverse l’atmosphère. Il est, envisagé comme hypersonique, donc manœuvrant lors de sa descente vers le sol et beaucoup plus difficile à intercepter.
Le Monde du 15 juin 2026
La DGA choisit Safran et MBDA pour développer son futur système de lance-roquettes à longue portée
Safran et MBDA ont remporté l’appel d’offres de la DGA pour développer le futur missile longue portée de l’armée de Terre, destiné à remplacer les lance-roquettes unitaires actuels à partir de 2027. Leur solution souveraine, baptisée Thundart, a été préférée à celle portée par ArianeGroup et Thales, notamment en raison de son coût et de sa capacité à être livrée avant 2030. Le projet s’appuie sur des technologies déjà éprouvées, comme le kit de guidage AASM du Rafale et sur un nouveau propulseur développé par Roxel. Soutenue par un important dispositif industriel en France, l’offre pourrait également viser l’export. Malgré une ultime proposition très compétitive de l’américain Lockheed Martin avec ses Himars, la France a privilégié une solution nationale, dans un contexte de recherche accrue de souveraineté stratégique.
Ensemble de la presse du 16 juin 2026
AURA M dévoile le nouveau design d’ENBATA, son drone MALE
À l’occasion du salon Eurosatory, Aura M, la branche défense d’Aura Aero, dévoile la nouvelle configuration d’ENBATA, son drone MALE souverain multi-missions. Conçu pour répondre aux besoins des forces armées sur des théâtres d’opérations exigeants, il combine jusqu’à 55 h d’endurance, une charge utile de 1 050 kg et une architecture ouverte facilitant l’intégration de nouveaux capteurs et systèmes. Transportable par A400M et capable d’opérer depuis des pistes sommaires, il vise des missions variées : renseignement stratégique longue portée, reconnaissance armée, guerre électronique, surveillance maritime, relais de communications et opérations de lutte anti-drones.
Theatrum Belli, Aerobernie et Actu Toulouse du 16 juin 2026
EDGE et Safran renforcent leur partenariat dans la défense
À l’occasion du salon Eurosatory, EDGE Group, le groupe émirati de défense et de technologie avancée, et Safran ont signé un accord de coopération stratégique visant à renforcer et élargir leur partenariat industriel. Déjà associés sur plusieurs programmes dans les domaines de l’électronique de défense et des armements de précision, les 2 groupes souhaitent étendre leur collaboration à un plus large éventail de technologies, d’équipements et de compétences.
Le Boursier du 15 juin 2026
Les tendances « Défense, Sécurité et Spatial » en Europe selon Sopra Steria
À l’occasion d’Eurosatory 2026, Sopra Steria publie son cahier de tendances “Défense, Sécurité & Spatial” dans lequel le groupe décrypte les mutations qui redessinent la défense européenne. L’étude souligne une transformation majeure des conflits : la supériorité repose désormais moins sur la puissance des équipements que sur la capacité à décider et agir plus vite que l’adversaire. Face à la prolifération des drones, à la guerre informationnelle et à l’accélération technologique, l’autonomie stratégique européenne devient une nécessité immédiate. Le rapport met en avant 10 priorités, dont l’IA souveraine, l’exploitation des données, la défense spatiale, la lutte anti-drones et l’innovation de défense, dans un contexte où les besoins capacitaires européens sont estimés à 800 Md€.
Boursier du 15 juin 2026
Les forces armées françaises renforcent leurs communications satellitaires avec OneWeb
La DGA a signé avec Eutelsat un contrat permettant aux forces armées françaises d’accéder à une partie de la constellation OneWeb en orbite basse. Cet accord s’inscrit dans un cadre global de 1 Md€ sur 10 ans et vise à renforcer les capacités de communications sécurisées des armées, en complément des satellites géostationnaires Syracuse 4A et 4B. Les forces françaises disposeront également de nouvelles antennes adaptées aux opérations de terrain, dont un modèle portable par soldat. En attendant le déploiement de la constellation européenne Iris², OneWeb offrira un accès haut débit plus agile, grâce à des équipements allégés, plus rapides à déployer et conçus pour répondre aux besoins opérationnels.
Air & Cosmos du 15 juin 2026
Renault et Thales s’associent pour fabriquer à grande échelle la munition téléopérée Toutatis
Thales et Renault Group annoncent la signature d’un accord de partenariat pour développer et produire ensemble, à grande échelle, la munition téléopérée TOUTATIS. Cette coopération associe l’expertise de Thales dans les technologies de défense au savoir-faire industriel de Renault Group afin de créer une filière française souveraine et compétitive dans le domaine des drones et munitions téléopérées. Inscrite dans la logique d’économie de guerre, cette alliance doit permettre un démarrage de la production dès 2027, avec une capacité de 1 000 unités par mois dès la 1ère année. Ce partenariat garantit ainsi à la France un approvisionnement sécurisé et résilient en munitions.
Ensemble de la presse du 17 juin 2026
Dassault Aviation vise la production de trois Rafale par mois
Dassault Aviation accélère la production du Rafale sur son site de Mérignac, où sortent désormais entre 2 et 3 appareils par mois, soit 2 fois plus qu’il y a 5 ans. L’objectif est d’atteindre 4 avions par mois d’ici 2029 pour répondre à un carnet de commandes record de 220 appareils, principalement destinés à l’export. Ce carnet ne prend pas encore en compte l’importante commande indienne. Chaque Rafale, assemblé à partir de composants fabriqués en France par un réseau de 400 sous-traitants, nécessite plus de 3 ans entre la commande et la livraison. Malgré l’abandon du programme franco-allemand SCAF, le PDG Éric Trappier assure qu’un successeur au Rafale verra le jour. Le groupe mise également sur la modernisation de l’avion avec le standard F5. La montée en cadence s’accompagne d’importants enjeux de recrutement et de transmission des compétences, notamment chez les sous-traitants.
La Tribune du 16 juin 2026
Alta Ares s’allie à MBDA
Au salon Eurosatory, la PME française Alta Ares a annoncé un partenariat stratégique avec MBDA pour développer et commercialiser dès 2027 un système de lutte antidrones capable d’intercepter des appareils de type Shahed. Forte de son expérience acquise sur le terrain ukrainien, l’entreprise entend accélérer son industrialisation grâce au soutien du missilier européen. Cette alliance intervient quelques jours après un accord similaire conclu avec Airbus, visant à intégrer les intercepteurs d’Alta Ares dans des systèmes de commandement et de défense aérienne européens. Soutenue par une récente levée de fonds de 50 M€, la société poursuit sa croissance avec l’ouverture prochaine d’une nouvelle usine à Toulouse.
Air&Cosmos du 16 juin 2026
La DGA lance la transformation de l’A400M en plateforme de combat multirôle
La DGA a confié à Airbus le développement d’un « Parallel Mission System » (PMS) destiné à transformer l’A400M en plateforme multirôle capable de mener des missions de renseignement, de surveillance et, à terme, de mettre en œuvre des drones, des bombes et des missiles. Doté d’une architecture informatique ouverte, de nouveaux capteurs et de postes de travail installés dans la soute, l’appareil pourra s’intégrer au combat collaboratif du futur en coordonnant ses actions avec des avions de chasse, des hélicoptères et des forces au sol. Cette évolution pourrait faire de l’A400M un véritable « avion de combat lourd ». Le 1er appareil équipé doit être certifié d’ici fin 2028, avec 6 modules PMS complets prévus, pour une modification à terme de 20 appareils de l’armée de l’Air et de l’Espace.
Zone Militaire du 16 juin 2026
Daher poursuit son développement dans les activités de défense
À l’occasion du salon Eurosatory, Daher a mis en avant son partenariat avec Airbus Defence & Space dans les domaines de la défense et du spatial. Depuis 2020, le groupe assure le soutien logistique des avions de transport militaire A400M en France et en Allemagne, en gérant l’approvisionnement, le stockage et la distribution des pièces de maintenance, avec un service opérationnel 24h/24 et 7j/7. Daher intervient notamment sur la base aérienne d’Orléans-Bricy. L’entreprise est également impliquée dans la logistique industrielle du programme A400M à Brême, ainsi que sur 3 sites britanniques dédiés à la fabrication de satellites. Au total, 4 contrats répartis dans 3 pays mobilisent plus de 140 collaborateurs, confirmant la montée en puissance de Daher dans les programmes européens de défense et de spatial.
La vie économique du 16 juin 2026
La France obtient 15,1 Md€ dans le cadre du programme européen SAFE
La France et la Commission européenne ont signé le 17 juin un accord de prêt de 15,1 Md€ dans le cadre du programme européen SAFE (Security Action for Europe), destiné à soutenir le réarmement du continent via des achats d’armement conjoints. Ces fonds financeront 29 projets du ministère des Armées ainsi que 6 programmes dans la recherche et le spatial. La France prévoit notamment d’y adosser des acquisitions de missiles Mistral, de missiles antichars MMP et d’avions de surveillance GlobalEye. Doté de 150 Md€ pour 19 pays, SAFE vise à renforcer l’autonomie stratégique européenne. La France est le 3ème bénéficiaire du dispositif, derrière la Pologne et la Roumanie.
Le Télégramme et Zone Militaire du 17 juin 2026
Safran et Hemeria s’allient pour proposer du renseignement électromagnétique depuis la stratosphère
Safran Electronics & Defense et Hemeria viennent de signer un protocole d’accord scellant un partenariat dont l’ambition est de concevoir des solutions de renseignement électromagnétique et de guerre électronique permettant, depuis la très haute altitude, de détecter, identifier et analyser les radars et communications terrestres, aériennes ou maritimes. Au centre de cet accord : un projet d’installation de capteurs sur un ballon stratosphérique, fourni par Hemeria, associé à des modèles d’intelligence artificielle apportés par Safran.AI, filiale de Safran Electronics & Defense.
Air&Cosmos et Le Boursier du 17 juin 2026
Les pays du G7 autorisent l’industrie ukrainienne à produire des missiles sous licence
Réunis à Évian, les pays du G7 ont annoncé leur volonté d’autoriser l’Ukraine à produire sous licence des équipements militaires occidentaux, y compris des missiles de longue portée. Cette décision vise à accélérer l’augmentation des capacités de défense ukrainiennes face à des besoins croissants et à des stocks occidentaux limités. L’accord permettra à des industriels ukrainiens de fabriquer des systèmes conçus en Europe ou aux États-Unis. Déjà engagée dans cette dynamique, l’industrie française multiplie les partenariats avec des entreprises ukrainiennes dans les domaines des drones, de la robotique, de la défense aérienne et des missiles. MBDA a d’ailleurs signé le 16 juin 2026 un accord avec la société ukrainienne Luch pour de futurs développements du missile ukrainien Neptune. Thales a également un accord avec le conglomérat public Ukroboronprom dans la défense aérienne.
Les Echos et La Tribune du 17 juin 2026
La Bretagne, l’Occitanie et la Nouvelle-Aquitaine s’allient pour soutenir les PME de la défense
Malgré les perspectives offertes par le réarmement européen, de nombreuses PME de la défense peinent à financer les projets innovants. Les industriels dénoncent des cycles longs, des exigences financières élevées et une concurrence internationale très réactive. Pour répondre à ces difficultés, les régions Bretagne, Occitanie et Nouvelle-Aquitaine lancent un fonds interrégional destiné aux PME et ETI de la Base industrielle et technologique de défense (BITD). Doté à terme de 100 à 150 M€, il soutiendra l’innovation, l’industrialisation et la montée en cadence dans des secteurs clefs comme les drones, l’IA, la cybersécurité, le spatial ou les matériaux critiques. Une trentaine d’entreprises pourraient en bénéficier, alors que les besoins en fonds propres du secteur sont estimés à 5 Md€ d’ici 2030.
Les Echos et La Dépêche du Midi du 17 juin 2026
Thales s’allie à Hanwha Aerospace dans les frappes terrestres à longue portée
Thales fait part de la signature, lors du salon Eurosatory 2026, d’un protocole d’accord avec le groupe sud-coréen Hanwha Aerospace afin de coopérer dans les capacités de frappe de précision terrestre à longue portée. Les deux entreprises poursuivront une coopération technique afin d’assurer la compatibilité des 3 missiles de la famille Chunmoo de Hanwha (le CGR080, une roquette guidée d’une portée pouvant atteindre 80 km, le CTM-MR, un missile à moyenne portée de l’ordre de 160 km, et le CTM290, un missile balistique tactique d’une portée de 290 km) avec le lanceur X-Fire de Thales. Le X-Fire est conçu pour tirer tout type de munition à longue portée. Il a effectué ses premiers tirs le 20 mai 2026.
Les Echos du 19 juin 2026
Airbus livre le premier H135 au programme de formation des futurs équipages de vol du Canada
Airbus a livré le premier hélicoptère H135 au programme Future Aircrew Training (FAcT) du Canada, atteignant ainsi une étape clé dans la modernisation de la formation des pilotes de l’Aviation royale canadienne (ARC). L’appareil servira à la formation de la prochaine génération de pilotes de la RCAF. Il offrira une plateforme d’entraînement moderne bimoteur équipée de la suite avionique Helionix d’Airbus.
Aeromorning du 18 juin 2026
Thales s’allie à Mesko pour produire des roquettes en Pologne
À l’occasion du salon Eurosatory 2026, Thales fait part de la signature d’un protocole d’accord avec la société polonaise Mesko (filiale du groupe PGZ), qui devient un partenaire stratégique de Thales en Pologne pour la production de roquettes de calibre 70 mm. Cette coopération industrielle prévoit notamment l’assemblage de moteurs de roquettes et la production de composants critiques par les filiales de PGZ. Elle consolide la position de leader de Thales en Europe, et notamment en Belgique, sur le marché des roquettes de 70 mm, activité pour laquelle le groupe prévoit une montée en puissance.
Boursorama du 19 juin 2026
Swarmer, droniste ukrainien coté à Wall Street
La startup ukrainienne Swarmer, spécialisée dans les logiciels pour drones et présente au salon Eurosatory 2026, est la première entreprise ukrainienne de défense cotée aux États-Unis, depuis son introduction en Bourse le 17 mars 2026. Elle développe des logiciels d’autonomie pour drones, permettant de coordonner des essaims en reliant drones aériens, terrestres ou maritimes à une même architecture de commandement. Cette technologie doit permettre de réduire le nombre d’opérateurs nécessaires et d’accélérer les décisions sur le champ de bataille. L’entrée en Bourse de Swarmer illustre l’intérêt croissant des investisseurs occidentaux pour les systèmes développés en Ukraine, reflétant l’ambition de Kiev de transformer son expérience de la guerre moderne en industrie d’exportation.
Les Echos du 19 juin 2026
Drones à bas coût : l’Ukraine révèle les limites des équipements militaires sophistiqués
Les sénateurs Philippe Folliot et François Bonneau, membres de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées, alertent dans une tribune sur le risque de « décrochage » des forces armées françaises, estimant que l’actualisation de la Loi de Programmation Militaire (LPM) 2024-2030 n’est en l’état « qu’une loi d’ajustement comptable visant à améliorer l’existant plutôt qu’à restructurer profondément nos forces armées ». Face à la dronisation du champ de bataille, les 2 sénateurs appellent à « structurer un écosystème industriel souverain et flexible, capable d’innover, de modifier et de livrer en masse, à bas coût, des systèmes durcis pour répondre en temps réel à l’évolution des menaces ». Ils estiment nécessaire un assouplissement des marchés publics, une simplification des cadres réglementaires et un allégement des charges administratives, pour permettre à la Base Industrielle et Technologique de Défense de « s’adapter au jour le jour et de produire en masse ».
La Tribune du 19 juin 2026
Panorama des drones aériens, qui s’imposent comme des armes incontournables au salon Eurosatory
Au Salon de la défense Eurosatory 2026, les drones aériens sont très fortement représentés, de même que les systèmes de défense conçus pour les neutraliser. L’industrie d’armement ukrainienne, avec plus de 80 exposants représentés au Salon, est devenue une pionnière en la matière, passée d’un usage artisanal à une production industrialisée qui pourrait atteindre 7 millions d’unités en 2026. Les Echos dressent un panorama des principales catégories de drones utilisés dans les conflits actuels, depuis les micro-drones jusqu’aux drones MALE (Moyenne altitude longue endurance) ou HALE (Haute altitude longue endurance).
Les Echos du 19 juin 2026
“Les armées ont désormais besoin d’analyses produites en quelques minutes” : Entretien avec François Bourrier-Soifer (Safran.AI)
À l’occasion du salon Eurosatory 2026, François Bourrier-Soifer, Directeur général délégué de Safran.AI, filiale du groupe Safran Electronics & Defense, évoque les enjeux du renseignement géospatial. Le rachat récent du pôle défense de Kayrros, anciennement Preligens, spécialisée dans l’analyse d’images satellitaires à usage militaire, a permis à Safran.AI de consolider ses positions dans ce secteur en pleine expansion. Les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient ont par ailleurs accéléré la transition vers un renseignement opérationnel, avec des analyses désormais produites en quelques heures ou minutes, tandis que l’imagerie radar gagne en importance pour les observations de nuit et par mauvaises conditions météorologiques. L’intelligence artificielle agentique permet de fusionner des sources hétérogènes.
L’Express du 19 juin 2026
Le financement de l’industrie de défense, entre la Bourse et les fonds de Private Equity (Tribune)
Dans une tribune publiée, Christophe Rouvière, analyste financier, reconnaît le rôle joué par les fonds de Private Equity dans la montée en puissance de la Base industrielle et technologique de défense (BITD). Il estime toutefois que seule la Bourse peut désormais offrir “le capital patient et la protection actionnariale nécessaire” qu’exige l’industrie de défense sur le long terme. Il s’alarme du fait qu’Euronext Paris n’ait capté en 2025 que 4,6 Md€ de levées de fonds, toutes opérations confondues, contre 18,1 Md€ investis par le Private Equity (PE), soit près de 4 fois plus. Les introductions en bourse « sont tombées à un niveau historiquement bas » en 2025, souligne-t-il.
La Tribune du 19 juin 2026