L’armée et le secteur de la maintenance aéronautique recrutent en Occitanie

En Occitanie, les besoins de recrutement sont importants, notamment dans l’aéronautique. Chez Sabena Technics, la difficulté à trouver des mécaniciens qualifiés s’explique par des formations longues, pouvant durer jusqu’à 5 ans et un bassin d’emploi peu adapté. Des dispositifs de formation permettent toutefois des reconversions ciblées. L’armée fait face à des tensions similaires sur de nombreux métiers techniques et recrute massivement malgré un contexte démographique défavorable. Elle mise aussi sur la reconversion de ses soldats vers le civil, valorisant leurs compétences humaines et opérationnelles. Un partenariat avec l’armée de Terre et France Travail vise ainsi à élargir les viviers de talents.

Les Echos du 28 avril 2026

Industrie de la défense : une forte dynamique de recrutement

L’industrie de la défense connaît une forte croissance, avec des effectifs en hausse de 15 % entre 2022 et 2024. À Bourges, MBDA illustre cette dynamique, avec plusieurs centaines de recrutements annuels et une production en nette accélération. Mais le secteur fait face à un défi majeur : attirer des profils qualifiés. Pour y répondre, les entreprises misent sur la formation interne et s’ouvrent à des candidats en reconversion. Malgré un carnet de commandes solide, MBDA peine à recruter, comme d’autres acteurs, confrontés aussi à des contraintes d’image, de localisation et de conditions de travail.

France 3 du 28 avril 2026

L’aéronautique face au choc démographique

Face au choc démographique qui fragilise l’ensemble de l’industrie, le secteur aéronautique apparaît relativement mieux préparé. Alors que la raréfaction des jeunes et les départs massifs à la retraite compliquent le recrutement, la filière a déjà engagé depuis plusieurs décennies une politique d’embauches régulières. « Entamé dans les années 1990, le recrutement massif de jeunes s’est amplifié dans la décennie 2010 et a repris après la crise du Covid. En 2020 et 2021, beaucoup d’entreprises ont organisé le départ de leurs seniors », indique Philippe Dujaric, directeur des affaires sociales du GIFAS (jusqu’à fin mars 2026). S’il n’est pas inquiet pour la filière, il reconnaît que certaines PME vont rencontrer des difficultés. Le secteur mise aussi sur l’alternance et les formations pour alimenter son vivier. Mais la montée des tensions sur le marché du travail impose de nouvelles adaptations, notamment pour anticiper les besoins à long terme et préserver les savoir-faire.

L’Usine Nouvelle du 30 avril 2026