EMPLOI

Le GIFAS anticipe plus de 15 000 recrutements au sein de ses entreprises adhérentes

La tendance de reprise d’activité observée depuis le second semestre 2021 n’est pas remise en cause par le conflit en Ukraine ou la reprise épidémique du Covid-19 en Europe et en Chine. « La filière devrait maintenir un rythme élevé de recrutements dans les prochaines années, compte tenu des perspectives favorables d’activité », estime Philippe Dujaric, directeur des Affaires Sociales et Formation du GIFAS. Dassault, Thales, Safran, Airbus anticipent une forte augmentation des embauches en 2022, et font face à des difficultés de recrutement. « Nous recrutons, car nous remontons nos cadences de production afin de l’aligner sur la demande qui redécolle avec la reprise du trafic et la volonté des compagnies aériennes de renouveler leur flotte avec des appareils de dernière génération », explique Mikaël Butterbach, DRH France d’Airbus. Le marché du travail reste sous tension et les grands groupes ainsi que les sous-traitants ont du mal à recruter des monteurs, usineurs et chaudronniers, mais aussi à attirer des profils de data analysts ou data scientists face à la concurrence d’autres filières. « Nous avons besoin de compétences nouvelles, en raison de l’évolution de nos métiers traditionnels mais aussi de la montée en puissance de nouveaux métiers liés au numérique », explique Stéphane Dubois, DRH de Safran. Le défi pour l’aéronautique française est, aussi de faire face à l’avion-bashing, de mieux expliquer et prouver son engagement environnemental afin d’attirer ces nouveaux profils. « Nos métiers ont du sens : chez Thales, les jeunes participent à la construction d’un monde plus sûr, plus vert et plus inclusif » souligne Stéphane Dubois, DRH du groupe.

Le Figaro du 8 avril