ENVIRONNEMENT

Lufthansa transforme un A320 en laboratoire pour l’hydrogène

Un A320 de la compagnie aérienne Lufthansa a été transformé en laboratoire pour tester la maintenance et les processus au sol des futurs avions à hydrogène. Sa présentation, le 28 octobre 2022 par Lufthansa Technik devant ses hangars de Hambourg, marque le début de l’installation des composants hydrogène « dans les mois à venir ». L’industrie aéronautique s’efforce de réduire ses émissions de carbone, l’hydrogène étant « largement censé jouer un rôle en tant que futur vecteur énergétique ». Cette évolution nécessite donc de nouveaux avions mais également de nouvelles infrastructures au sol. Hambourg trace la voie vers une telle infrastructure hydrogène : Lufthansa Technik, DLR, ZAL et l’aéroport de Hambourg ont récemment uni leurs forces pour concevoir et tester la maintenance et les processus au sol pour la technologie hydrogène. Le projet est notamment financé par le ministère des Affaires économiques et de l’Innovation de Hambourg ainsi que par la banque d’investissement et de développement de la ville (IFB Hambourg).

Air Journal et Air & Cosmos du 2 novembre

Les vols courts émettent peu de CO2

Il existe de nombreuses idées reçues sur le transport aérien, particulièrement sur sa contribution au réchauffement climatique, évaluée autour de 2,4% en 2018 uniquement pour les émissions de CO2 liées aux activités humaines. Le souhait de pays européens de vouloir interdire ou taxer les vols dits court-courriers car ils seraient les plus néfastes, comme en France dans le cadre de la loi climat et résilience pour les vols qui peuvent être assurés par un trajet en train d’une durée inférieure à 2h30, ou en Autriche, où une taxe par passager plus élevée pour les vols de moins de 350 km a été instaurée, résulte aussi d’une mauvaise compréhension des émissions de ces vols courts. En effet, les trajets destinés à être remplacés par le train ne représentent que 6% des émissions en Europe, selon un article scientifique de la revue Journal of Transport Geography paru fin septembre. « En prenant en compte seulement le carburant consommé par les appareils, notre étude établit que les avions qui volent moins de 500 km au départ de 31 pays européens, représentent 28% des vols mais seulement 6% des émissions liées au carburant », explique Frédéric Dobruszkes, chercheur à l’Université libre de Bruxelles. « A contrario, les vols de plus de 4 000 km comptent pour 6% des décollages et 47% du kérosène consommé ». Interdire les petits vols aurait donc un effet très limité, voire inverse à l’objectif recherché, en libérant des créneaux horaires pour des vols plus longs, davantage émetteurs de gaz à effet de serre.

Le Figaro du 3 novembre

Volotea opère la navette Airbus entre Toulouse et Hambourg avec 34% de SAF

Depuis mi-septembre 2022, Volotea, la compagnie espagnole choisie par Airbus en 2019 pour exploiter la navette entre 2 de ses principaux sites industriels : Toulouse-Blagnac et Hambourg- Finkenwerder, opère désormais ces 2 allers-retours quotidiens avec 34% de SAF. Le carburant d’aviation durable est chargé à Hambourg pour l’aller-retour. Volotea et Airbus, qui multiplient, chacun de leur côtés, les initiatives qui vont dans le sens d’une aviation plus durable, se retrouvent désormais sur un projet commun. Ils encouragent ainsi, avec un fort pourcentage d’incorporation de carburant durable, les producteurs de SAF à accélérer leur montée en puissance, alors que les compagnies aériennes sont confrontées à la rareté de l’offre.

Aerobuzz du 3 novembre