ENVIRONNEMENT

ADP inaugure son 1er parc solaire dans le Gard

ADP vient d’inaugurer son premier parc solaire dans le Gard, une 1ère étape d’un projet qui doit assurer la couverture de 10% de ses besoins électriques à long terme et à prix quasiment fixe. Dans le contexte actuel d’inflation des prix de l’énergie, ce type de contrat d’achat direct d’électricité par une société pourrait s’avérer rentable bien plus vite et plus fort que prévu lors de sa signature il y a bientôt 3 ans. Le groupe devrait d’ailleurs multiplier ce type d’initiative dans les prochaines années pour couvrir ses besoins électriques et ceux des tiers opérant sur ses 3 plateformes, Roissy, Orly et Le Bourget. Entré en service fin septembre, le parc de Caveirac est doté d’une puissance de 5,6 mégawatts-crête (MWc), avec 10 500 modules répartis sur 5 hectares. D’où un investissement initial de l’ordre de 5 M€. Il sera rejoint par un 2ème parc de 8 MWc à Bras, dans le Var, début 2023, puis par un 3ème à Villognon, en Charente, fin 2023 (complété courant 2024). En termes de quantité produite, cela devrait donc correspondre aux 47 GWh annuels voulus par ADP. « Quand, en 2020, nous avons commencé à négocier avec GazelEnergie et Urbasolar pour ce projet, ce n’était pas pour des motifs d’économie budgétaire. C’était pour des motifs de décarbonation de notre alimentation en énergie. Il se trouve qu’aujourd’hui, nous avons le double bénéfice », explique Augustin de Romanet, PDG du groupe ADP.

La Tribune du 18 novembre

Dans la Drôme, SKF Aerospace modernise ses bancs d’essais pour contribuer à décarboner l’aérien

Filiale du groupe suédois SKF (Svenska Kullager Fabriken), le site drômois de SKF Aerospace, entièrement dédié aux travaux de R&D, accueille de nouveaux bancs d’essais. « Nous avons voulu mettre en place un atelier de prototypage digitalisé en vue de moderniser notre manière de conduire les essais, en nous dotant d’outils d’analyse et de visualisation », relève Yves Mahéo, directeur de SKF Aerospace. Le site compte sur son champ d’action, la conception de roulements à billes, pour contribuer à faire baisser la consommation de carburant des avions, mais aussi leur température et leurs émissions. « Nous sommes devenus un acteur clé car nous sommes présents dans à peu près tout ce qui bouge au sein d’un avion. Nous fournissons notamment des pièces qui vont ensuite être installées à des endroits clés, où se répartissent l’ensemble des charges », expose Matthieu Harmel, responsable business développement de SKF Aerospace. « Les travaux sur les premiers appareils les plus légers, qui commenceront à voler d’ici 2 à 3 ans, sont déjà bien avancés à notre niveau, avec notamment la conception de toutes les fonctions électriques lorsqu’on parle d’e-aviation, mais aussi l’adaptation des designs des moteurs aux nouveaux paramètres de l’avion de demain. Cela nous ouvre un espace de créativité très important car cela change complètement l’approche du design tel qu’on le connaissait jusqu’ici », souligne Yves Mahéo.

La Tribune du 21 novembre

Airbus équipe d’une voile un de ses bateaux de transport de pièces, pour réduire son empreinte carbone

Airbus a équipé d’une immense aile tractrice le « Ville de Bordeaux », l’un des navires assurant la liaison vers les Etats-Unis, qui transporte entre Saint-Nazaire et le port de Mobile (Alabama) les éléments d’A320 destinés à être assemblés dans l’usine américaine de l’avionneur. L’objectif est de réduire de 20% la consommation de carburant du transport et les émissions de CO2 associées. « L’aile vole de façon transversale en effectuant des trajectoires en huit pouvant aller jusqu’à 150-200 km/h, ce qui procure une puissance multipliée par dix par rapport à une voile classique », explique à l’AFP Vincent Bernatets, président d’Airseas, société qui a conçu l’aile, baptisée « Seawing ». Airbus prévoit d’équiper de voiles géantes les trois bateaux qui font la navette entre l’Europe et les États-Unis tous les mois pour transporter de grandes pièces.

AFP, Challenges et Le Figaro du 22 novembre

TotalEnergies s’appuie sur Air Liquide pour convertir sa raffinerie de Grandpuits à l’hydrogène

TotalEnergies accélère la transformation de sa raffinerie de Grandpuits (Seine-et-Marne). Le site va accueillir une unité de production d’hydrogène, développée par Air Liquide, d’une capacité de 20 000 tonnes par an. Air Liquide investit 130 M€, qui viennent s’ajouter aux 500 M€ prévus par TotalEnergies pour la reconversion de Grandpuits. Le site doit aussi accueillir une unité de production de biopolymères et une unité de recyclage chimique. « Tout le biogaz produit par la bioraffinerie ira alimenter l’unité de production d’hydrogène. Un complément de gaz naturel sera toutefois nécessaire et c’est pour cela que nous avons couplé le procédé à une unité de captage du CO2 », détaille Bernard Pinatel, directeur général de la branche raffinage-chimie de TotalEnergies. Air Liquide apporte sa technologie Cryocap, qui doit permettre de capter et de réutiliser 110 000 tonnes de CO2 par an. « C’est un très bel exemple de ce que l’on peut apporter en matière de décarbonation de l’industrie », se félicite Pascal Vinet, directeur et membre du comité exécutif d’Air Liquide, « nous nous adaptons à chaque cas et pouvons apporter des solutions de production d’hydrogène, de captation de carbone, et créer des synergies à l’échelle des bassins industriels ».

Les Echos du 22 novembre

Airbus et Air Canada investissent dans la capture du CO2 dans l’air

Airbus et Air Canada annoncent investir dans Carbon Engineering, une entreprise de solutions climatiques basée au Canada, qui exploite la plus grande installation au monde de recherche et développement sur la capture directe du carbone dans l’air (DACC). Cette technologie consiste à capter les émissions de CO2 directement dans l’air à l’aide de ventilateurs à haute puissance. Une fois extrait de l’air, le CO2 peut être utilisé pour produire du carburant d’aviation durable (SAF) liquide, compatible avec les avions actuels.

Air Journal du 23 novembre et Easybourse du 18 novembre