ESPACE

La NASA annonce la découverte sur Mars du plus gros cratère de météorite jamais détecté

La NASA a annoncé jeudi 27 octobre en fin de journée avoir détecté un important impact de météorite sur la planète Mars. La découverte remonte au 24 décembre dernier, alors qu’un séisme de magnitude 4 était enregistré par la mission InSight. Au moment du choc, la météorite a excavé des morceaux de glace de la taille d’un rocher enfouis plus près de l’équateur martien. Ils sont visibles en blanc sur les photographies fournies par la NASA. Ce sont en réalité 2 cratères qui ont été découverts, un de 130 m de diamètre et un autre de 150m, ce qui fait de ce dernier le plus important jamais découvert. Les scientifiques ont estimé la masse de la plus grosse météorite entre 250 et 650 tonnes pour une vitesse d’impact de 7,5 km/s. Cette annonce de la NASA s’est « basée sur des observations réalisées par le module d’atterrissage d’InSight posé sur Mars » et par la mission « Mars Reconnaissance Orbiter », rapporte l’équipe scientifique.

Ensemble de la presse du 28 octobre

Le Commandement de l’Espace va investir 80 M€ pour ses futurs locaux à Toulouse

Le Commandement de l’Espace (CDE) va bénéficier de 80 M€ d’investissements pour construire ses propres bâtiments, pouvant accueillir plus de 500 personnes. Une nouvelle étape du programme a été franchie le 24 octobre dernier avec la signature par le préfet de la région Occitanie et le président du CNES d’un bail pour la construction des futurs locaux. Le chantier débutera en novembre 2023 pour une mise en service opérationnelle prévue en septembre 2025. Le CDE compte pour le moment un effectif de 100 personnes hébergées dans des locaux provisoires au sein du CNES à Toulouse. Les futurs locaux vont réunir les équipes du centre opérationnel de surveillance militaire des objets spatiaux (COSMOS) de Lyon, la plupart des effectifs du Centre militaire d’observation par satellites (CMOS) de Creil ainsi qu’une partie de l’état-major parisien du CDE. Son laboratoire d’innovation spatiale sera conservé, il est aujourd’hui implanté au sein du B612 à Toulouse qui héberge le pôle de compétitivité Aerospace Valley mais aussi plusieurs startups du spatial. Depuis cet été, le site toulousain accueille aussi une dizaine de militaires français qui seront à terme amenés à rejoindre le futur Centre d’excellence de l’OTAN dédié au spatial. Annoncé début 2021, la création officielle du Centre d’excellence devrait intervenir courant 2023 et permettre l’arrivée à Toulouse des effectifs des délégations étrangères des nations partenaires.

La Tribune et Air & Cosmos du 28 octobre

Airbus et l’ESA partenaires dans le projet Solaris pour capter l’énergie solaire depuis l’Espace

L’Agence spatiale européenne (ESA) a l’ambition d’exploiter l’énergie solaire depuis l’Espace. Elle mène avec Airbus le projet Solaris qui vise à capter l’énergie solaire dans l’Espace via des panneaux photovoltaïques, à l’envoyer sur Terre sous forme de micro-ondes et à la transformer en électricité. D’imposantes fermes solaires, situées en orbite géostationnaire pourraient ainsi transmettre de l’électricité sur Terre pour alimenter des villes entières. « Ce n’est plus de la science-fiction, mais un concept qui pourrait très bientôt faire partie de notre futur », s’enthousiasme Sanjay Vijendran, le physicien responsable, à l’Agence spatiale européenne (ESA), du projet Solaris. Alors que Siemens Energy vient tout juste de s’associer à ce projet européen que l’ESA cherche à financer, Airbus assure avoir entamé des discussions avec plusieurs acteurs de l’énergie. Le projet prévoit un démonstrateur aérien dans 3 ans et un autre dans l’Espace dans 5 ans, puis une première ferme solaire spatiale dans 10 ans et une installation de puissance équivalente à une centrale nucléaire en 2040. Une course mondiale s’est engagée sur ce sujet, dont le concept date des années 1970, mais le défi climatique et la baisse du coût des lanceurs spatiaux l’ont remis au goût du jour.

L’Usine Nouvelle du 2 novembre

La Chine lance le dernier module de sa station orbitale

D’après les images de la télévision publique chinoise, le pays a lancé, lundi 31 octobre, le dernier module de sa station spatiale. Baptisé « Mengtian » (« rêve des cieux »), le module a été lancé à 15h27 heure chinoise (07H27 GMT) par une fusée Longue Marche 5B, depuis l’île tropicale de Hainan. Il est le 3ème et dernier élément majeur de la station spatiale chinoise « Tiangong » (« Palais céleste »). Il va permettre à la Chine d’y acheminer des équipements scientifiques de pointe. La station Tiangong doit rester en basse orbite, entre 400 et 450 km au-dessus de la Terre, pour au moins dix ans, avec l’ambition de maintenir une présence chinoise de long terme dans l’Espace. Pékin investit dans son programme spatial depuis plusieurs décennies. Après avoir envoyé son 1er astronaute dans l’Espace en 2003, le pays a posé en 2019 un engin sur la face cachée de la Lune. En 2020, la Chine a rapporté des échantillons lunaires et a, l’année suivante, réussi à faire atterrir un petit robot sur Mars. Son prochain grand objectif spatial sera d’envoyer des hommes sur la Lune à l’horizon 2030.

Les Echos du 1er novembre

Airbus réalise à Toulouse le test final du satellite Biomass

Airbus va réaliser à Toulouse le test final du satellite Biomass. Il permettra d’identifier, depuis l’Espace, la quantité de carbone présente dans les arbres, vitaux pour la régulation de l’oxygène et du carbone, dans le cadre du programme Living Planet de l’Agence spatiale européenne (ESA). Alors que la déforestation perturbe considérablement l’atmosphère, des experts estiment que 11 millions d’hectares de forêts disparaissent chaque année depuis 2011, les arbres constituent de véritables stocks de carbone. Grâce à leur feuillage, ils filtrent le dioxyde de carbone, et rejettent de l’oxygène tout en retenant le carbone. Le satellite Biomass, construit par Airbus Defence and Space, va permettre d’apporter de nouvelles informations sur ces « stockeurs » de carbone. Il sera capable de mesurer la quantité de biomasse aérienne, et sa variation, dans les forêts tropicales. L’outil, conçu à Stevenage en Angleterre, proposera des cartes permettant de visualiser la hauteur et le volume des arbres.

France 3 Régions du 3 novembre

Retour incontrôlé de l’étage principal du lanceur chinois

Comme lors des 3 vols précédents, le lanceur Chang Zheng 5B (CZ-5B) porteur du module laboratoire Mengtian a aussi mis sur orbite son étage principal. Long de 32 m pour 5,4 m de diamètre et d’une masse totale de 21 t, cet étage va retomber dans l’atmosphère de manière incontrôlée et disperser des débris sur plus de 3 600 km, environ une semaine après son lancement le 31 octobre. Des éléments de structure de plusieurs mètres, comme des dômes de réservoirs, devraient atteindre le sol les premiers. Davantage sensibles à la traînée aérodynamique, ils tomberont à 1 400 km en amont du point d’impact principal, où arriveront les éléments les plus denses, comme les deux moteurs cryotechniques YF-77 de 2,7 t chacun. Des éléments plus profilés, comme des conduites pouvant atteindre 30 m de long, tomberont jusqu’à 2 200 km au-delà. Lors du 1er vol, l’étage était retombé au large de la Mauritanie, quelques minutes après avoir survolé Manhattan, le 2ème vol était arrivé dans l’océan Indien, après avoir survolé Riyad, et le 3ème vol avait dispersé des débris sur l’île de Bornéo, la mer de Sulu et l’océan Pacifique nord, entre les Philippines et les Mariannes. Cette fois, le point d’impact principal a les plus grandes chances de se retrouver en mer, mais la zone potentiellement à risque, entre 41,5° N et 41,5° S, recouvre néanmoins 72 agglomérations de plus de 5 millions d’habitants.

Aerospatium du 3 novembre