INDUSTRIE

Le double HUD certifié sur le Falcon 8X de Dassault Aviation

La FAA (Federal Aviation Administration) et l’EASA (European Union Aviation Safety Agency) ont approuvé l’utilisation du double affichage tête haute (HUD) avancé de Dassault Aviation, connu sous le nom de FalconEye, sur le triréacteur à très long rayon d’action Falcon 8X. La configuration du double HUD permettra à terme une capacité d’EFVS (système de vision en vol améliorée) à l’atterrissage dans des conditions proches de zéro. En 2016, Dassault Aviation avait présenté FalconEye, le 1er système d’affichage tête haute (HUD) à combiner une cartographie de terrain synthétique alimentée par des bases de données et des images réelles de caméras thermiques et à faible luminosité. Aujourd’hui, seul le Falcon 8X équipé d’un HUD avec FalconEye peut effectuer des approches de non-précision à 100 pieds. Un certain nombre d’exploitants du Falcon 8X ont déjà programmé l’installation du nouveau module, qui offre aux deux pilotes la possibilité de partager la même vision synthétique et améliorée, ce qui permet à l’un d’entre eux d’agir comme « pilote aux commandes » pendant que l’autre surveille les conditions de vol. Le double HUD améliore la conscience de la situation. L’option double HUD sera certifiée sur le Falcon 6X, dont l’entrée en service est prévue pour la mi-2023, et sur le Falcon 10X à très longue portée, dont la certification est prévue pour la fin 2025.

Aerobuzz du 1er septembre

Rolls-Royce installe une usine près de Bordeaux pour équiper le futur Falcon 10X de Dassault Aviation

Le motoriste britannique Rolls-Royce a posé la 1ère pierre d’une usine qui va accompagner l’intégration de son moteur au nouvel avion d’affaires de Dassault Aviation, le Falcon 10X. Situé au Haillan, près de Bordeaux, non loin des locaux de Dassault Falcon Service, « Le site jouera un rôle important dans le support de production du moteur Rolls-Royce Pearl 10X » créé exclusivement pour « le tout nouvel avion phare Falcon 10X de Dassault » indique Rolls-Royce dans un communiqué. La construction de ce « centre d’assistance à la production de 2 000 m², qui abritera des bureaux, un atelier et un entrepôt » devrait débuter à la fin de l’année, et s’achever au 1er semestre 2023. « Alors que le programme de développement du moteur Pearl 10X pour le Falcon 10X progresse bien, nous travaillons déjà en parallèle sur la mise en place de l’infrastructure pour soutenir les activités d’essais en vol de Dassault », a expliqué lors de l’inauguration Philipp Zeller, Vice-président du programme Pearl 10X chez Rolls-Royce. Le jet de nouvelle génération, qui doit entrer en service fin 2025, sera doté d’une autonomie de 13 890 km pour une vitesse maximale de Mach 0,925. Mesurant 2,03 m de haut et 2,77 m de large, « sa cabine sera plus large et plus haute que la cabine du plus grand des jets d’affaires en service actuellement » souligne Dassault Aviation. Le moteur Pearl 10X devrait quant à lui être compatible avec des carburants 100% durables.

Air & Cosmos et 20minutes du 5 septembre

Les défis des fournisseurs face à la montée en cadences d’Airbus

Alors qu’Airbus table sur une croissance annuelle du trafic aérien mondial de 3,9% pour les 20 prochaines années, le constructeur souhaite monter ses cadences de production à 75 appareils par mois en 2025. Début 2020, il produisait environ 60 modèles par mois, un volume tombé à 40 en 2021, en raison du choc provoqué par la pandémie de Covid. Les cadences devraient désormais passer de 50 appareils courant 2022 à 65 début 2024. En plus de renforcer son appareil productif, en particulier ses capacités en France, avec une nouvelle chaîne d’assemblage finale ultramoderne à Toulouse, et aux États-Unis, sur son site de Mobile (Alabama), Airbus doit réussir à embarquer toute sa chaîne de sous-traitants. Avec plus de 15 000 postes à pourvoir cette année, les difficultés de recrutement sont criantes et menacent d’entraver la montée en charge. Le GIFAS a lancé dans ce but, au printemps, la campagne « L’AERO RECRUTE » afin de faciliter les embauches et attirer les talents, en allant chercher des candidats issus d’autres secteurs et en offrant un cadre de travail plus attractif. La capacité financière des PME pourrait également les freiner dans leur élan, conjugué à des difficultés d’approvisionnement en matières premières et composants. « La situation est accentuée par la nécessité de prendre des engagements de long terme auprès de leurs fournisseurs au moment même où certains assureurs-crédit restreignent les encours », s’est inquiété Christophe Cador, PDG de Satys. « Dans certains cas, la solution ultime est le paiement à la commande de leurs achats, souvent incompatible avec le niveau de trésorerie déjà affecté par les remboursements des PGE » explique Olivier Andriès, Directeur général de Safran, qui n’exclut pas « que les chaînes de production puissent s’arrêter par manque de composants électroniques, en raison de la forte pénurie depuis deux ans, aggravée par les nouveaux confinements mis en place en Chine ». L’article de l’Usine Nouvelle étudie des pistes de solutions, qui préconisent notamment de s’engager sur un horizon ferme de commande étendu à au moins 6 mois (contre 3 aujourd’hui), de tenir compte de certains surcoûts pour les prix de vente, de revoir les formules de révision de prix et, dans certains cas, faire des avances de cash pour alimenter le besoin en fonds de roulement si les banques ne suivent pas, pour aider les fournisseurs à surmonter ces montées en cadences.

L’Usine Nouvelle du 5 septembre

Safran négocie avec Thales pour le rachat de son activité de systèmes électriques aéronautiques

Le groupe Safran a annoncé lundi 5 septembre être entré en négociations exclusives avec Thales, pour lui racheter son activité de systèmes électriques aéronautiques. L’opération, qui doit encore passer le cap de la consultation des organisations syndicales, devrait être finalisée « dans le courant de l’année 2023 ». Cette acquisition, dont le montant n’est pas indiqué, porte sur 3 sites industriels en France, ceux de Thales Avionics Electrical Systems et de Thales Avionics Electrical Motors situés à Chatou (78), Conflans-Sainte-Honorine (78) et Méru (60), ainsi que sur les services d’après-vente et de maintenance, basés à Orlando (Etats-Unis) et Singapour. L’ensemble de ces activités, qui totalisent près de 600 salariés, pour un chiffre d’affaires de 124 M€ en 2021, viennent compléter la palette de composants de circuits électriques et de petits moteurs électriques à usage aéronautique civile et militaire, proposés par Safran. L’évolution des avions de plus en plus électrifiés a permis de réduire leur masse, d’améliorer leurs performances et de simplifier la maintenance. Elle s’est accompagnée d’une montée en puissance des systèmes embarqués, de plus en plus complexes, ainsi que d’une concentration des acteurs du secteur. Dans ce but, Safran avait racheté en 2012 les activités électriques de l’américain Goodrich, ce qui lui avait permis de se positionner sur le marché des systèmes électriques aéronautiques, d’une valeur de 4 à 5 Md$ en 2024 et « 7,5 Md$ à l’horizon 2040 ». Le rachat de Zodiac Aerospace en 2017 a également permis au groupe d’être présent sur l’intégralité de la chaîne de valeur des systèmes embarqués.

Ensemble de la presse du 7 septembre

Airbus annule définitivement les 19 A350 de Qatar Airways

Airbus a définitivement annulé la commande de 19 A350 avec la compagnie qatarienne. En cause, le litige persistant qui l’oppose à Qatar Airways autour des problèmes de peinture de l’appareil. C’est la 2ème fois qu’Airbus résilie une commande avec la compagnie, après celle de 50 A321neo en janvier 2022. Cette décision marque un durcissement de la part de l’avionneur, alors que Qatar Airways refusait de prendre livraison de nouveaux appareils tant qu’une solution permanente n’était pas trouvée. Si Airbus reconnaît des défauts de peinture, liés à la structure en carbone de l’appareil, le constructeur dément tout problème de sécurité. Il a reçu l’appui de l’Agence européenne de sécurité aérienne (EASA), l’autorité de certification de l’A350, qui confirme que ces défauts ne mettent pas en cause la sécurité des avions. La compagnie aérienne s’est tournée vers la justice britannique, qui doit examiner l’affaire en juin 2023, et réclame des compensations de 618 M€ et une astreinte de 4 M$ par jour pour l’immobilisation de ses appareils, soit au total près de 1,5 Md$ à ce jour. Le procès devrait durer 3 mois, mais le juge David Waksman a appelé les deux parties à mettre à profit la « période de réflexion » d’ici au procès pour tenter de trouver un compromis. Des discussions étaient en cours au début de l’été. Guillaume Faury, le PDG d’Airbus, déclarait : « Nous essayons de trouver une solution pour aller de l’avant, mais c’est difficile ».

Aerospatium du 7 septembre

Airbus Helicopters et HeliDax signent le 1er contrat de support HCare Classics pour couvrir la flotte de 36 H120

L’opérateur français d’hélicoptères HeliDax et Airbus Helicopters ont signé le 1er contrat de support HCare Classics afin d’optimiser la disponibilité de la flotte H120 d’HeliDax. HCare Classics est la nouvelle offre de support d’Airbus entièrement dédiée à la satisfaction des besoins de support des hélicoptères anciens hors production de l’entreprise. HeliDax s’appuie sur sa flotte de 36 H120, dont il est opérateur depuis 2008, pour assurer la formation initiale et continue des forces armées françaises et belges et de la gendarmerie française. Depuis le début de ce partenariat avec le gouvernement français il y a 14 ans, HeliDax a maintenu un niveau de disponibilité de 100% et a accumulé 246 000 heures de vol H120, formant plusieurs générations de pilotes d’hélicoptères. Sa flotte est la plus grande de H120 en service dans le monde aujourd’hui. Avec 8 années restantes dans le contrat du programme de formation des pilotes, HeliDax a choisi HCare Classics pour bénéficier de la performance du support garanti par le FEO (Fournisseur d’équipement d’origine). « Pour continuer à garantir la disponibilité de notre flotte et de nos services jusqu’à la fin de notre contrat avec le gouvernement en 2030, il est essentiel d’avoir un engagement fort de notre partenaire majeur, Airbus Helicopters, en termes de support et de suivi de l’obsolescence », déclare Christian Prigent, directeur d’HeliDax.

Air & Cosmos du 8 septembre

Airbus développe son eVTOL et annonce un accord avec un opérateur d’hélicoptère japonais

Airbus a annoncé mercredi 7 septembre avoir signé un accord avec l’opérateur d’hélicoptères japonais Hiratagakuen en vue de développer des services de mobilité via son taxi volant, CityAirbus NextGen. Ce partenariat s’inscrit dans la stratégie de l’industriel européen de promouvoir un peu partout dans le monde, la mobilité aérienne urbaine via son aéronef électrique à décollage et atterrissage vertical (eVTOL), CityAirbus NextGen, mais aussi de définir les infrastructures nécessaires et les services associés. Prévu pour être mis en œuvre dans la région du Kansai, où se trouvent les préfectures de Kyoto et d’Osaka, il vise à définir les routes aériennes optimales, imaginer les opérations les plus adaptées aux besoins, assurer une sécurité sans faille et concevoir les infrastructures nécessaires. Les essais seront menés avec un hélicoptère du groupe, un H135, qui devrait effectuer un vol de démonstration d’ici à la fin de l’année. Depuis le lancement de la nouvelle mouture de CityAirbus, dévoilée en septembre 2021 et marquant le début de l’ère commerciale de l’eVTOL, le groupe a noué des partenariats en Italie avec ITA Airways, en Allemagne avec l’aéroport de Munich, et en Arabie Saoudite avec l’opérateur d’hélicoptères THC. Le groupe est par ailleurs impliqué dans le projet de vertiport à l’aérodrome de Pontoise (Val d’Oise), qui devrait être inauguré en novembre prochain. Le CityAirbus NextGen, dont la certification est visée pour 2025, est équipé de 8 moteurs électriques et peut transporter 4 passagers avec un rayon d’action de 80 km et une vitesse de croisière de 120 km/h. Airbus a débuté cet été la construction d’un centre d’essais à Donauwörth (Allemagne), où est déjà assemblé le prototype de l’appareil. L’installation de 1000 m² devrait être mise en service début 2023 et permettre de démultiplier les tests. En parallèle, des études en collaboration avec Bruitparif, l’observatoire du bruit en Ile-de-France, ont été lancées pour simuler les niveaux sonores d’opérations aériennes à Paris, afin de réduire les nuisances sonores et de s’attaquer aux fréquences les plus nuisibles.

L’Usine Nouvelle du 8 septembre

Airbus à la recherche d’alternatives au gaz russe

Lors de la présentation des résultats semestriels, fin juillet, le CEO d’Airbus, Guillaume Faury, avait déjà évoqué la préparation d’un plan d’action, qui pourrait notamment passer par le retour à un maximum de télétravail, afin de réduire la consommation d’électricité dans les bureaux. Airbus étudie désormais également la possibilité de modifier les horaires de travail dans ses usines, afin de réduire les pics de consommation. « Nous avons des idées pour travailler sur des séquences différentes », a indiqué le CEO d’Airbus. Le groupe s’attèle maintenant à trouver des fournisseurs d’électricité alternatifs, susceptible de remplacer la part d’électricité produite par des centrales fonctionnant au gaz russe. Selon son directeur financier, Dominik Asam, Airbus consomme au total l’équivalent 1,4 térawattheure de gaz par an, dont environ un peu plus de la moitié (de 55% à 58%) en Allemagne, pour faire tourner des turbines de centrales électriques. C’est donc environ 0,4 térawattheure d’électricité actuellement produit par des centrales électriques fonctionnant au gaz russe qu’Airbus doit trouver ailleurs, auprès d’autres fournisseurs d’électricité. Ce qui n’a rien d’impossible, selon le directeur financier d’Airbus. « Cela aurait un impact sur nos coûts, mais ce serait la première mesure », assure Dominik Asam.

Les Echos du 8 septembre

La nouvelle organisation du MCO des moteurs M88 des Rafale français se concrétise

La Direction de la Maintenance aéronautique (DMAé), le Service industriel de l’aéronautique du ministère des Armées (SIAé) et le motoriste Safran Aircraft Engines ont inauguré l’organisme tripartite en charge de piloter les activités de maintenance du moteur du Rafale, le M88. L’inauguration de l’instance de pilotage du nouveau MCO du M88 était organisée à l’Atelier Industriel Aéronautique de Bordeaux le 12 juillet dernier et vient concrétiser la mise en place des marchés BOLERO et OPERA, notifiés 2021, respectivement à Safran et au SIAé, pour soutenir le moteur de l’avion de combat Rafale. Ces deux contrats dit « verticalisés » s’étalent sur 10 ans et viennent réduire le nombre de contrats de soutien sur les moteurs tout en offrant un engagement de performance sur la disponibilité des M88, avec une « couverture aérienne de plus de 400 000 heures de vol » jusqu’en 2030. Le contrat BOLERO avait été notifié à Safran Aircraft Engines le 1er août 2021 et porte sur les moteurs et leurs calculateurs, avec la fourniture du soutien technique, des pièces ou modules (neufs ou réparés) ainsi que la maintenance des moyens de soutien étatiques. Il est associé au marché RAVEL (RAfale VErticaLisé) qui avait quant à lui été notifié à Dassault Aviation en avril 2019 pour le MCO des Rafale, hors moteurs. Le contrat OPERA (Optimisation de l’entretien du Rafale) avait quant à lui été signé en novembre 2021, en venant mettre en place des guichets technico-logistiques sur les bases de l’armée de l’Air et de l’Espace. Safran Aircraft Engines travaille actuellement sur une évolution du M88 pour le standard F4 du Rafale qui bénéficiera à la France, mais aussi aux Emirats arabes unis. Cette évolution sera déployée à partir de 2025 et comprendra plus d’électronique embarquée qui permettra de stocker un nombre plus important de données nécessaires pour la maintenance prédictive intégrée.

Journal de l’Aviation du 9 septembre

Airbus livre 39 appareils au mois d’août

Le nombre de livraison d’Airbus était de 39 avions au mois d’août, réceptionnés par 22 compagnies différentes. L’été est traditionnellement plus faible en termes de livraison, elles étaient de 46 en juillet et de 60 en juin pour l’avionneur. La grande majorité se compose d’appareils de la famille A320neo (33 exemplaires livrés), le reste étant des long-courriers (4 A350 et 3 A330-900). Les livraisons depuis le début de l’année 2022 totalisent donc 382 exemplaires, réceptionnés par 62 clients. Airbus avait revu à la baisse fin juillet ses prévisions de livraisons pour 2022 à environ 700 avions, face aux problèmes de la supply chain, particulièrement des motoristes. Après avoir enregistré un mois de juillet exceptionnel avec 401 commandes, principalement en Chine, Airbus n’enregistre pas de commande sur le mois d’août. Le groupe totalise à ce stade 656 commandes nettes depuis le 1er janvier, soit déjà mieux que les 507 commandes de 2021.

Ensemble de la presse du 12 septembre

Les essais en vol de l’A321XLR s’intensifient

Au cours des prochaines semaines, à la suite du récent vol inaugural de l’avion de développement A321XLR MSN11000, 2 autres prototypes, actuellement à un stade avancé de fabrication, rejoindront la campagne d’essais en vol de certification. Gary O’Donnell, responsable du programme A321XLR, explique ce qui les attend dans la perspective de la certification de type : « Jusqu’à la fin de cette année, notre objectif est d’achever la construction, puis d’obtenir l’autorisation de vol pour le reste des avions d’essai en vol. D’ici le 4ème trimestre de cette année, les trois avions voleront activement et nous aurons atteint un haut niveau de maturité de production ». Il souligne qu’il y aura au total 4 avions d’essais en vol dans le programme de développement de l’A321XLR. Parallèlement aux essais en vol, se déroule la campagne d’essais en laboratoire au sol en cours pour finaliser les modifications de la norme de série. « L’achèvement de ces activités et la soumission de tous les documents finaux vers la fin de l’année prochaine aux autorités de navigabilité nous permettront de valider et de certifier l’avion complet. Cela nous permettra de fournir aux compagnies aériennes ce dont elles ont besoin dès le 1er jour lorsque l’A321XLR entrera en service en 2024 », déclare Gary O’Donnell. Philippe Pupin, qui dirige l’équipe d’ingénierie des essais en vol du programme A321XLR, détaille : « Pour devenir un avion long-courrier, l’A321XLR doit transporter plus de carburant, ce qui signifie augmenter la masse maximale au décollage de l’A321. Cela nécessite à son tour un train d’atterrissage et des systèmes de freinage améliorés ».

Air Journal du 12 septembre

Victoria Foy deviendra la prochaine Présidente de Safran Seats au 1er janvier

Le groupe Safran a annoncé le 7 septembre la nomination de Victoria Foy en tant que Présidente de Safran Seats à compter du 1er janvier 2023. Elle succédera à Vincent Mascré. Victoria Foy sera par ailleurs membre du Comité exécutif du Groupe. Avant de rejoindre la filiale britannique de Safran Nacelles en 2012 en tant que Directrice financière, elle a exercé plusieurs fonctions de direction dans des sociétés internationales. Elle avait été nommée Présidente adjointe de Safran Seats GB en 2019, dont elle avait pris la présidence en 2020.

Ensemble de la presse du 12 septembre

Le Sukhoi Superjet 100 russe cherche un avenir sans ses moteurs français

Le fruit de la coopération entre le groupe français Safran et l’industrie aéronautique russe, les 150 Sukhoi Superjet 100 risquent de se retrouver rapidement à court de pièces détachées françaises, avant l’arrivée éventuelle d’un nouveau modèle 100 % russe. La coentreprise créée en 2004 par le groupe français et le motoriste russe UEC Saturn pour fabriquer les moteurs du Superjet 100 n’est pas formellement dissoute, ses activités sont pourtant totalement à l’arrêt depuis mars. Privé de l’apport de Safran, la poursuite de la production de moteur SaM 146, mais aussi le simple maintien en exploitation des quelque 150 Superjet 100 en service en Russie, semblent très compromis. La moitié des pièces du moteur, ainsi que les pièces détachées nécessaires à la maintenance, provenaient de chez Safran. L’entrée en vigueur des sanctions européennes contre la Russie, en mars, a interrompu toutes les livraisons. « Safran avait en charge la fabrication de la partie haute pression du moteur et les Russes n’ont ni la documentation, ni l’outillage pour pouvoir produire eux-mêmes ces pièces, estime une source citée dans un article des Echos. Ils peuvent encore puiser dans les stocks et prélever des pièces sur d’autres avions pour continuer à faire voler une partie de la flotte existante, mais cela ne pourra pas durer longtemps ». En plus des moteurs, environ 70% des équipements de l’appareil, telle que l’avionique, les trains d’atterrissage, le traitement de l’air ou encore le générateur auxiliaire de puissance sont d’origine occidentale. Le Superjet 100 reste néanmoins l’un des appareils les plus présents dans le ciel russe actuellement. Le principal opérateur, la compagnie Rossiya du groupe Aeroflot, en exploiterait encore 70, et Sukhoï en aurait encore livré une dizaine depuis le début de l’année. Une nouvelle version du Superjet 100, dotée cette fois de nouveaux moteurs 100% russes, serait en préparation et pourrait prendre le relais de la génération actuelle en 2024. Le remplacement de tous les Superjet à moteur SaM 146 pour des modèles russes prendra des années et coûtera très cher. En 2019, le coût total de la russification du Superjet 100 était estimé à 130 Mds de roubles (2,3 Mds€). Les industriels russes restent donc prudents. « Notre priorité est de maintenir en bon état la flotte actuelle de 150 SSJ-100 aussi longtemps que possible », soulignait Iouri Slyusar, le directeur du holding d’Etat UAC.

Les Echos du 12 septembre

La phase d’assemblage de l’A321neo débutera vers la fin de l’année en Chine

Les aérostructures du 1er A321neo, qui doit être assemblé sur le site d’Airbus en Chine, ont été réceptionnées par le port de Tianjin le 10 septembre. Les éléments, des parties de fuselage et nez, devaient être convoyés ce 13 septembre vers le site d’assemblage final. La phase d’assemblage doit commencer d’ici à la fin de cette année. Le site de Tianjin, comme ceux d’Hambourg, de Mobile et de Toulouse, participe à la remontée des cadences de production de la famille A320neo. A la fin août 2022, Airbus avait en carnet près de 3 700 A321neo à livrer dont plus de 500 A321XLR. Dans ses différentes versions, l’appareil représente désormais 50% du total des livraisons encore à réaliser par le constructeur européen. La campagne d’essais en vol lancée par le 1er vol d’un A321XLR en juin dernier continue de suivre son cours. Comme prévu, le MSN11000 sera rejoint par 2 autres appareils auxquels s’ajoutera un A321neo de série, doté de plusieurs nouvelles fonctionnalités conçues pour le XLR. Par ailleurs, les 2 moteurs qui propulseront l’A321XLR, le Pratt & Whitney GTF et le CFM Leap-1A seront certifiés dans le même intervalle. Jusqu’alors, les variantes moteurs étaient certifiées, l’une après l’autre.

Air & Cosmos du 14 septembre

La réduction de l’empreinte carbone, un enjeu majeur pour Safran Filtration Systems

Réduire les émissions de carbone est un axe majeur de la stratégie du groupe Safran, particulièrement sur le site de Nexon, qui célèbre ses 80 ans. « L’objectif que s’est fixé le groupe, c’est de réduire de 30% ses émissions de carbone d’ici 2025 », précise Pierre Farrenq, le Directeur de Safran Filtration Systems. Sur le site de la Haute-Vienne, les choses vont se dérouler en 3 temps. Il y aura d’abord des travaux d’isolation par l’extérieur, avant un changement du mode de chauffage qui est aujourd’hui au gaz. Enfin, des cellules photovoltaïques seront installées sur une partie du parking. « On devrait réduire nos émissions de CO2 de 50% sur le site », explique Pierre Farrenq. Safran Filtration Systems va également impulser des choses au niveau de sa production et de ses produits. « Les carburants durables sont en cours de développement, de même que les moteurs à hydrogène. Nous devrons être prêts face à ces technologies qui arriveront en 2035-2040 et nous y travaillons déjà ».

Le Populaire du Centre du 14 septembre

Retour sur le CFM56, le moteur d’avion le plus produit au monde

Le CFM56 est le moteur d’avion le plus produit au monde, avec près de 34 000 unités vendues à ce jour. Le moteur a été conçu au début des années 70 par CFM International, une co-entreprise entre l’américain General Electric (GE) et le français Snecma (aujourd’hui Safran Aircraft Engines). Les 2 sociétés partagent à parts égales la conception, le développement et la production. L’assemblage final, les ventes et les services sont assurés par chaque partenaire. CF fait référence à l’une des familles de moteurs civils de General Electric (Civil Fan) et M56 au 56e projet de Snecma. General Electric a apporté son savoir-faire sur les parties chaudes du moteur à savoir la chambre de combustion et la turbine haute-pression, tandis que Snecma a développé la soufflante et la turbine basse pression. Mais il a fallu attendre 5 ans pour voir arriver les 1ères commandes. Même s’il équipe encore tous les Boeing 737, une majorité d’A320 et des appareils militaires américains, son remplaçant depuis 2014 est le moteur LEAP toujours produit par la joint-venture CFM. Le LEAP motorise les Boeing 737 MAX, une partie des Airbus de la famille A320neo et les C919 chinois COMAC dont les premiers appareils pourraient entrer en service d’ici la fin 2022. Par rapport au CFM56, le LEAP consomme moins de carburant, ses émissions de CO2 sont en diminution tout comme son niveau sonore. Les réacteurs comptent pour 25% du prix d’un avion.

Capital du 15 septembre

Airbus Développement fête ses 25 ans à Toulouse

Airbus Développement a fêté ses 25 ans, jeudi 15 septembre 2022 lors d’un grand événement organisé à la Leadership University, à Blagnac, près de Toulouse. Depuis sa naissance, cette filiale d’Airbus, qui opère dans 6 régions, a accompagné le développement de 1 500 entreprises françaises, et a contribué à la création et la sauvegarde de 19 000 emplois. « Cette filiale a été créée pour développer, en suscitant l’emploi, les territoires où nous sommes implantés. Les startups que l’on aide sont des startups qui créent de l’emploi. C’est notre objectif premier » explique Bertrand Gautier, Président d’Airbus Développement. Ce soutien se matérialise de différentes manières. « On accompagne les entreprises en termes de conseils, on les connecte à l’écosystème avec des organismes divers et variés comme des pépinières, des incubateurs ou encore des banques etc. », détaille Bertrand Gautier. Airbus Développement peut également apporter un soutien financier grâce à des fonds propres ou à des fonds de revitalisation qui lui sont confiés. En 25 ans, la filiale a prêté 22 M€ et proposé 9 M€ de subventions. En moyenne, Airbus Développement propose aux entreprises des prêts (taux d’intérêt à 1%) de 30 000 €, remboursables sur 3 ans.

Actu.fr du 16 septembre

Les forces armées brésiliennes acquièrent 27 hélicoptères H125

Les forces armées brésiliennes, par l’intermédiaire du Comité de coordination du programme d’avions de combat (COPAC), ont fait l’acquisition de 27 hélicoptères Airbus H125 monomoteurs afin de renforcer la capacité de formation de la Marine et de l’armée de l’Air brésiliennes. Le H125 sera produit dans la ligne d’assemblage final du H125 située à Itajubá, au Brésil, dans l’usine d’Helibras où sont également assemblés les H225M destinés aux forces armées brésiliennes. Ces nouveaux hélicoptères remplaceront les hélicoptères AS350 et Bell 206 actuellement en service dans l’armée de l’Air et la Marine brésiliennes. « Ce contrat d’approvisionnement conjoint représente la réalisation d’un projet qui équipera à la fois l’armée de l’Air et la Marine brésiliennes d’appareils modernes qui répondront aux besoins des Forces pour les 30 prochaines années », a estimé le commandant de l’armée de l’Air, le lieutenant Carlos de Almeida Baptista Junior. « Le H125 est un hélicoptère polyvalent largement utilisé sur les marchés civils et militaires comme plateforme de formation grâce à sa robustesse, sa fiabilité et sa facilité de maintenance. Nous sommes honorés par la confiance que nous accordent les forces armées brésiliennes après plus de 40 ans de coopération », a déclaré Bruno Even, PDG d’Airbus Helicopters. Les nouveaux hélicoptères H125 seront équipés d’un cockpit à double vitrage G500H TXi et d’un VEMD (Vehicle & Engine Multifunction Display) et seront compatibles avec l’utilisation de lunettes de vision nocturne (NVG). Les forces armées brésiliennes exploitent actuellement un total de 156 hélicoptères Airbus déployés à partir de ses huit bases à travers le pays. Le H125, best-seller mondial, a accumulé plus de 37 millions d’heures de vol avec plus de 5 350 hélicoptères actuellement en service. Il est largement utilisé dans les missions de haute performance.

Ensemble de la presse du 17 septembre

Airbus Helicopters compte porter sa production à plus de 200 monomoteurs en 2023

Airbus Helicopters prévoit d’augmenter sa production à plus de 200 appareils monomoteurs en 2023, contre une estimation de 180 à 190 unités en 2022, a rapporté vendredi l’agence Reuters dans un entretien avec les dirigeants de la société. Le président d’Airbus Helicopters, Bruno Even, a précisé que l’entreprise s’attendait à une hausse de son chiffre d’affaires en 2022, qui est également une année « très forte en termes de prises de commandes ». Ce regain de commandes est soutenu par la guerre en Ukraine et par la crise énergétique, selon le dirigeant.

Les Echos du 17 septembre

Pour Éric Trappier, « La France doit garder sa culture industrielle forte »

Éric Trappier, Président de l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) et PDG de Dassault Aviation, s’exprime dans Le Figaro. Il indique craindre une récession en 2023. « Il faut prendre les sujets énergétiques au sérieux. On doit maîtriser la hausse des prix et j’espère que nos centrales nucléaires, dont beaucoup sont à l’arrêt pour maintenance, se remettront en marche et fourniront l’électricité décarbonée dont la France a besoin y compris pour réussir sa transition environnementale », déclare-t-il. Il souligne les efforts que l’industrie est prête à fournir cet hiver pour réduire sa consommation énergétique : « Le mot sobriété est accepté par les entreprises s’il ne se traduit pas par une baisse de production, donc de l’offre. Je suis inquiet que certaines entreprises, victimes de l’explosion de leur facture énergétique, soient acculées à fermer leurs portes », alerte-t-il. « Nous avons vécu une longue période de désindustrialisation, dont chacun a pris conscience, avec la crise du Covid. On s’est rendu compte que l’industrie était un enjeu de souveraineté et de développement. Beaucoup a été fait lors du premier quinquennat, des priorités sur les secteurs de demain ont été fixées dans le cadre du programme France 2030, notamment là où nous sommes déjà bons, comme dans l’aéronautique. Mais il y a de quoi à nouveau être inquiet si nous perdons l’avantage compétitif que l’énergie nucléaire nous procurait par rapport à nos voisins et concurrents. La France doit garder sa culture industrielle forte ».

Le Figaro du 21 septembre

Airbus étend sa collaboration avec Ecocopter pour des services de mobilité aérienne urbaine au Chili, en Équateur et au Pérou

Airbus et le chilien Ecocopter ont signé un protocole d’accord pour commencer à collaborer au lancement de services de mobilité aérienne urbaine (UAM, pour Urban Air Mobility) dans différents pays d’Amérique latine. « Il s’agit d’une étape majeure vers la cocréation d’un écosystème fonctionnel dans la région », souligne le groupe. Grâce à cet accord, les partenaires vont explorer et définir des scénarios de lancement d’opérations de mobilité aérienne, notamment en Équateur, au Chili et au Pérou. L’accord comprend des activités conjointes visant à développer les opérations UAM sur le continent, ainsi que des moyens de cibler les premiers cas d’utilisation et les villes et régions pilotes. Ce partenariat s’inscrit dans le prolongement des relations étroites entre Airbus et Ecocopter, qui exploite une flotte principalement composée d’hélicoptères Airbus pour des missions de travail aérien dans divers secteurs industriels.

Capital et BFM Bourse du 21 septembre

Safran sélectionné par Philippine Airlines pour les opérations MRO des trains de ses familles d’A330 et A320

Safran Landing Systems a été sélectionné par Philippine Airlines (PAL) pour effectuer les opérations de Maintenance, Réparation et Révision (MRO) sur les trains d’atterrissage d’une trentaine d’Airbus A330 et A320. Le contrat, qui prendra effet cette année, s’étendra jusqu’en 2024 pour 8 avions gros porteurs A330 et jusqu’en 2025 pour 20 avions A320 et A321 de la flotte de la compagnie philippine. Ces opérations de maintenance seront effectuées dans l’atelier de Singapour de Safran, une joint-venture avec SIAEC (Singapore Airlines Engineering Company). Bruno Chiarelli, Directeur de la Division MRO de Safran Landing Systems, a souligné : « Ce nouveau partenariat perpétue la relation de confiance de longue date qui nous lie, de même qu’il renforce notre présence dans la région Asie-Pacifique, où Safran Landing Systems effectue plus de 500 révisions de trains d’atterrissage par an ».

Bourse Direct du 21 septembre

Safran Nacelles remporte deux contrats de services avec Cathay Pacific pour sa flotte d’Airbus

La compagnie Cathay Pacific a renouvelé son contrat de services avec Safran Nacelles, portant sur le support des inverseurs de poussée de ses 51 A330ceo. Safran Nacelles a également été sélectionné par Cathay Pacific et sa filiale HK Express pour le support des nacelles de leurs 32 A321neo équipés de moteurs LEAP-1A de CFM International. Ces deux contrats, dont le montant n’a pas été précisé, ont été signés pour une durée de cinq ans.

Zone-Bourse.com du 21 septembre

Safran démarre ses activités de réparation à Suzhou en Chine

Safran Nacelles a reçu la certification de l’Agence Européenne de la Sécurité Aérienne (EASA) marquant les débuts des activités du site de réparation de nacelles de Suzhou en Chine. Le site peut réparer les nacelles et les inverseurs de poussée des flottes des avions A330ceo, A320neo équipés des moteurs LEAP-1A de CFM International. Vincent Caro, Président de Safran Nacelles, a déclaré : « Cette station couvre les marchés des zones Asie, Pacifique et Océanie. Les opérateurs de la région bénéficieront ainsi d’une proximité géographique qui réduiront les coûts et les temps de transport des matériels ». La station de réparation de plus de 5 000 m2 dispose également des outillages spécifiques pour réparer les nacelles et les unités remplaçables en ligne du COMAC C919, afin de soutenir les prochaines entrées en service de l’appareil. Ce nouveau site complète le réseau de maintenance, réparation et révision de la société qui couvre déjà l’Europe, le Moyen-Orient, la péninsule indienne et le continent américain. Il servira aussi au stockage des grands composants des nacelles pour toute la région Asie.

Zone-Bourse.com et le Journal de l’Aviation du 22 septembre

Cebu Pacific Air choisit Safran pour les opérations MRO des trains d’atterrissage d’une partie de sa flotte d’A320

La compagnie aérienne philippine Cebu Pacific Air (CEB) a sélectionné Safran Landing Systems pour assurer les opérations de Maintenance, Réparation et Révision (MRO) des trains d’atterrissage de 14 avions de sa flotte d’A320. L’atelier de réparation que détient Safran Landing Systems à Singapour, en joint-venture avec SIAEC (Singapore Airlines Engineering Company), effectuera l’ensemble des révisions et réparations de la compagnie aérienne pour les trois prochaines années. Grâce à son réseau de huit centres MRO répartis en Europe, en Asie et sur le continent américain, Safran Landing Systems effectue plus de 12 000 réparations par an pour plus de 300 clients dans le monde.

Zone-Bourse.com du 22 septembre