INDUSTRIE

Corse Composites Aéronautiques digitalise ses processus d’achats

Spécialisée dans la conception de trappes de train d’atterrissage avant, d’éléments de voilures ou de fuselage appelés « karmans / fairings », de pièces de révolution de type « barrels » pour les nacelles moteurs en matériaux composites à destination de l’aéronautique, Corse Composites Aéronautiques a récemment intégré la solution en mode SaaS de gestion des achats d’Oxalys. Avec environ 30 M€ d’achats par an, réalisés auprès d’une centaine de fournisseurs, l’entreprise a souhaité digitaliser ses processus de gestion des achats, retenant pour cela l’éditeur Oxalys. Cette solution donne la possibilité aux équipes achats de Corse Composites Aéronautiques de standardiser les processus d’achats, de gérer les demandes de production des clients, de renforcer la gestion des contrats, des alertes, des obligations normatives de veille documentaire et de vérifier la péremption des documents. La solution permettra également aux équipes achats de Corse Composites Aéronautiques de collaborer plus facilement avec les fournisseurs à travers un portail dédié et d’échanger des informations techniques ou commerciales avec ces derniers.

CIO du 9 janvier

Thales pérennise et diversifie l’activité de son site de Pont-Audemer

Thales a annoncé lundi 9 janvier qu’il allait produire des cartes électroniques à haute valeur ajoutée sur son site de Pont-Audemer dans l’Eure. Le groupe de Défense et de technologies avait annoncé en 2020 un plan de « gestion active de l’emploi » et invoquait un « changement structurel » du marché de la carte SIM. Ce nouvel investissement de 30 M€ permettra à Thales de « renforcer la maîtrise de sa chaîne d’approvisionnement, de renforcer ses capacités de production et de contribuer à la souveraineté nationale de grands programmes de Défense », détaille le groupe dans un communiqué. Outre les cartes SIM, l’usine normande produira et assemblera en 2025 des cartes électroniques intégrées (cartes de circuits imprimés dites « PCBA »), qui se retrouvent notamment dans la majorité des dispositifs électroniques embarqués des avions et sur lesquelles son site de Cholet dans le Maine-et-Loire travaille déjà.

Le Figaro du 10 janvier

Safran Aero Booster se prépare à construire sa nouvelle usine d’ailettes en titane en Belgique

Safran Aero Booster a déposé le permis pour la construction de sa nouvelle usine à Marchin, qui sera ensuite soumis à une enquête publique. Safran Aero Booster, basé à Milmort, avait choisi de s’agrandir en créant une nouvelle usine sur le site TDM à Marchin afin d’y fabriquer ses ailettes en titane. Cet investissement de 50 M€ doit permettre d’assurer sa chaine logistique mais aussi de pouvoir rester indépendante dans la conception du compresseur des futurs moteurs à faibles émissions. À l’horizon 2026, cette usine de haute technologie devrait produire près de 2 000 aubes de compresseur pour moteurs aéronautiques par jour.

Today in Liège du 9 janvier

Airbus a livré 661 avions et enregistré 820 commandes nettes en 2022

Airbus a publié les chiffres de ses commandes et livraisons pour l’année 2022. Si l’objectif des 700 livraisons en 2022, avec 661 avions livrés, n’a pas été atteint, le cap des 700 ventes nettes a été largement franchi par le groupe avec 820 ventes nettes en 2022 contre 507 en 2021. Soit un bond de 62% d’une année sur l’autre. Le carnet de commandes d’Airbus a continué à s’arrondir pour atteindre 7 239 unités contre 7 082 au 31 décembre 2021. Airbus reste ainsi en tête des commandes nettes en 2022, dont le résultat est le meilleur depuis 2017. Plusieurs facteurs aux effets cumulatifs ont impacté la production : les conséquences de la pandémie sur l’organisation de la supply chain, les ressources humaines, les effets de la guerre en Ukraine sur le coût de l’énergie et son corollaire, l’inflation, etc. « Au vu de la complexité de notre environnement opérationnel, je tiens à remercier nos équipes et nos partenaires pour les efforts fournis et le résultat atteint », souligne Guillaume Faury, Président Executif du groupe Airbus, qui maintient l’objectif d’une production de 65 moyen-courriers par mois en 2024 et de 75 par mois pour le milieu de la décennie.

Ensemble de la presse du 11 janvier

Air Support connaît un fort rebond d’activité et investit dans un nouveau bâtiment

Le spécialiste gersois de la maintenance aéronautique Air Support connaît un rebond d’activité de plus de 50% sur un an et a largement dépassé son niveau d’avant Covid. « Air Support devrait atteindre 33 M€ de chiffres d’affaires au printemps prochain soit 50% de plus qu’en 2022 et environ de 30% de plus qu’avant le Covid », se réjouit Sabine Tertre, Présidente d’Air Support. Fondée en 1992 aux pieds des lignes d’assemblage final d’Airbus à Colomiers, la PME a pris ses quartiers en 2013 à Pujaudran dans le Gers. L’entreprise est un sous-traitant pour les motoristes Safran et General Electric, mais aussi de grands MRO comme Air France Industrie, des avionneurs (ATR, Embraer, Dassault Aviation) et plus rarement des compagnies aériennes. Grâce à un positionnement marqué sur les court-courriers, la société a bénéficié très tôt de la reprise du trafic aérien. Malgré la crise sanitaire, la PME a fait le choix de poursuivre les investissements prévus. Air Support a notamment mis 2 M€ (dont 1 M€ d’accompagnement du plan France Relance) pour développer un nouveau banc d’essais qui lui permet aujourd’hui de « réaliser un saut technologique en proposant à ses clients des réparations sur de nouveaux équipements ». L’entreprise a aussi maintenu la digitalisation de l’usine avec l’objectif de numériser toutes les instructions dans l’atelier et de viser le zéro papier. Pour soutenir la forte croissance sur le segment MRO, Air Support a conclu en décembre dernier une opération de LBO (leveraged buy-outou rachat avec levier) avec un nouvel investissement du fonds iXO Private Equity, dans le capital depuis 2017, et l’arrivée de BNP Paribas Développement. Air Support investira par ailleurs 3 M€ pour construire un nouveau bâtiment jouxtant son siège, il fera environ 1 500 m2 et abritera toutes les fonctions support, les achats et les magasins de pièces. Dès cette année, au moins 25 embauches sont prévues pour atteindre la barre de 150 collaborateurs fin 2023. La Présidente, Sabine Tertre, espère que ce sera l’occasion de féminiser encore davantage ses effectifs.

La Tribune du 11 janvier

480 livraisons et 808 commandes nettes pour Boeing en 2022

Avec 808 commandes nettes cette année et 480 livraisons d’avions, Boeing s’est félicité d’avoir livré davantage de B737 Max que prévu, soit 387 avions. Le constructeur souligne une accélération de ses livraisons en décembre à 69 avions, dont 54 B737 Max. Ce qui illustre la remontée en cadence à 31 B737 Max par mois, ainsi qu’un déstockage accéléré des avions produits mais non livrés pendant l’interdiction de vol de cet appareil. Privé de contrats avec la Chine depuis 2017, Boeing a malgré tout renoué avec une dynamique commerciale, avec près de 700 commandes de B737 Max. Ce dernier a notamment gagné la confiance de nouveaux clients : ANA, Delta, IAG, et la low-cost Arajet. Sur le marché des gros-porteurs long-courriers, le match est serré cette année, avec 94 livraisons pour Boeing contre 92 pour Airbus en 2022. Aidé par une gamme plus large et la bonne santé des avions-cargos, Boeing a remporté 238 commandes sur ce secteur. L’avionneur américain est encore loin d’avoir retrouvé son niveau d’avant-crise et reste également en dessous des attentes concernant les livraisons de B787, qui n’ont pu reprendre qu’à l’été dernier, après plus d’un an de suspension.

Ensemble de la presse du 11 janvier

Airbus Atlantic va s’agrandir et recruter 200 personnes à Rochefort

Un nouveau bâtiment de 8 000 m² va être construit par Airbus Atlantic sur un site de 2 hectares à Rochefort. Airbus Atlantic, qui s’étend aujourd’hui sur 14 hectares, va acquérir 20 000 m² supplémentaires. Les nouveaux entrepôts de 8 000 m² seront aménagés afin de « créer un hub logistique et un hall d’assemblage pour l’aérostructure » dédiés aux sections de fuselage des Airbus A320, A330, A350 ou encore A400 M. La finalité de cette extension est aussi de sécuriser les livraisons. La surface de production du sous-traitant aéronautique sera portée à 92 000 m². L’avionneur multiplie également depuis la rentrée les opérations de recrutement : 200 emplois pourraient être créés, dont 120 postes d’ajusteurs monteurs. La mise en service du site est attendue pour le mois de juin 2024.

Sud-Ouest du 11 janvier

Collins Aerospace étend un accord de support avionique avec China Southern

Collins Aerospace (groupe Raytheon Technologies) vient d’étendre un accord de support avionique avec China Southern pour sa flotte de B787, le transport aérien chinois préparant son redécollage à l’international. Le contrat s’appuie sur un précédent accord à l’heure de vol Dispatch, avec la fourniture des pièces de rechange critiques sur site, l’accès à des pools d’actifs au niveau mondial, des réparations avec la qualité OM et une assistance technique. « Cette prolongation démontre la confiance de China Southern envers Collins Aerospace et notre réseau mondial de centres de services pour continuer à fournir notre expertise technique », a déclaré Lisa Steffen, vice-Présidente des services et de l’assistance chez Collins Aerospace. China Southern Airlines opère actuellement avec une flotte de 27 Dreamliner : 10 B787-8 et 17 B787-9. La compagnie chinoise attend encore 3 B787-9 qui doivent aussi être couverts par ce contrat.

Le Journal de l’Aviation du 13 janvier

A Aubigny-sur-Nère, Mecachrome profite de l’embellie dans l’aéronautique

Aubigny-sur-Nère est le 1er site industriel Mecachrome, le groupe spécialisé dans la production de pièces de grande dimension très technologiques requérant des procédés spéciaux. Mecachrome est notamment un des fabricants principaux des grands donneurs d’ordre que sont Boeing, Airbus, Bombardier et Dassault Aviation. Sa fusion avec WeAre Group en 2022 a fait du groupe l’un des 5 plus grands fabricants de pièces mécaniques pour l’aéronautique en Europe. Il compte une vingtaine de sites de production dans le monde et est présent depuis 1962 dans le Cher, à Aubigny-sur-Nère, où il emploie 400 personnes. Après un coup d’arrêt durant la période Covid, le secteur de l’aéronautique est reparti très fortement ces derniers mois. « On se projette sur les années à venir avec une croissance assez significative qui va nous permettre de réinvestir sur nos sites et de recruter », indique Christian Cornille, PDG de Mecachrome.

France Bleu du 13 janvier