Jean-Pierre Farandou favorable à un accord national interprofessionnel sur l’intelligence artificielle

15/06/2026

À l’occasion de l’Université de l’Association nationale des directeurs de ressources humaines (ANDRH), organisée les 11 et 12 juin au Pont du Gard, le ministre du travail, Jean-Pierre Farandou, a réaffirmé sa volonté d’accélérer le déploiement de l’intelligence artificielle (IA) en France. Pour y parvenir, il a présenté une feuille de route inspirée du plan “Osez l’IA”, annoncé, en juillet 2025, par la ministre déléguée chargée de l’IA et du numérique de l’époque, Clara Chappaz, et l’ancien ministre de l’économie, Éric Lombard.

Premier axe : la formation. L’objectif affiché est de former 15 millions de professionnels en trois à quatre ans afin de diffuser largement les usages de l’IA dans le monde du travail. “Il faut que tous les travailleurs français soient à peu près à l’aise avec l’IA”, a-t-il déclaré.

Le deuxième volet concerne l’accompagnement des PME et PMI. Avec l’appui des chambres de commerce et d’industrie (CCI) et de France Travail, le gouvernement entend aider les dirigeants des petites entreprises à s’approprier ces technologies et à “démarrer sur l’IA”.

Enfin, le troisième axe porte sur le dialogue social. Constatant les réticences persistantes des organisations syndicales, qui craignent notamment des destructions d’emplois liées à l’essor de l’intelligence artificielle, Jean-Pierre Farandou s’est prononcé en faveur de la négociation d’un accord national interprofessionnel (ANI) consacré au sujet.

Selon lui, cet accord permettrait de définir les modalités du dialogue social autour de l’IA dans les branches professionnelles et les entreprises. “Parlez-en, mettez [le sujet] sur la table et avancez ensemble”, a-t-il insisté, appelant également à la mise en place d’une instance capable d’actualiser régulièrement les règles et les pratiques face à l’évolution rapide de ces technologies.

Source : actuel CSE

La branche de l’assurance revalorise les rémunérations minimales

17/06/2026

La Fédération française de l’assurance, France Assureurs, a conclu le 10 juin 2026, avec quatre organisations syndicales, la CFDT, la CFE-CGC, l’Unsa et la CFTC, trois accords relatifs aux rémunérations minimales annuelles de branche. Ils correspondent aux trois conventions collectives de la branche des sociétés d’assurances.

Dans le détail, à compter du 1er janvier 2026, les rémunérations minimales de la branche progressent de 2 % pour les personnels administratifs des classes 1, 2 et 3 ainsi que pour les commerciaux non-cadres de niveaux I et II ; de 1,4 % pour les personnels administratifs de la classe 4 ; de 0,8 % pour les personnels administratifs et les inspecteurs des classes 5 et 6 et de 0,4 % pour les personnels administratifs et les inspecteurs de classe 7.

Source : actuel CSE