PROTECTION SOCIALE

La réforme des retraites “mère des batailles” pour Frédéric Souillot (FO)

Le tout nouveau secrétaire général de Force ouvrière était lundi 6 juin l’invité de la radio RTL. Frédéric Souillot a d’emblée réclamé une hausse du Smic à 1 500 €, “car c’est avec le salaire qu’on remplit le frigo, qu’on paye le loyer, l’électricité et les études des enfants”. Interrogé sur la réforme des retraites, qualifiée par Emmanuel Macron de “mère des réformes”, il s’est empressé de répondre qu’elle serait “la mère des batailles” : “Quand on pose une réforme dans un magasin de porcelaine, il faut retirer l’éléphant. Avec les autres organisations syndicales, nous sommes d’accord [pour refuser] le recul de l’âge de la retraite”. Frédéric Souillot veut également un retour à 37,5 annuités de cotisations pour toucher une retraite à taux plein. Il a donc appelé à un retrait du projet de réforme : “Enlevons la réforme [des retraites] et parlons du reste : de l’emploi et des augmentations de salaires”, a-t-il conclu (réécouter l’interview sur le site d’RTL).

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Olivier Dussopt : “Il n’y a pas de totem sur le report de l’âge légal”

Interrogé sur LCI hier matin, le ministre du travail a abordé le sujet de la réforme des retraites. Il a repris les propos du Président de la République sur une entrée en vigueur de la réforme des retraites à l’été 2023, tout en reconnaissant que “le calendrier n’est pas arrêté”. Il a également répété les mots de la Première ministre Élisabeth Borne : “Il n’y a pas de totem de l’âge légal. J’attends de discuter avec les organisations syndicales, qu’elles puissent dire ce qu’elles veulent comme amélioration et comment on y arrive. Ne faisons pas les conclusions des débats avant qu’ils ne soient ouverts”. Au sujet du pouvoir d’achat des retraités, dont les pensions seront augmentées de 4 % cet été, Olivier Dussopt a refusé de “dire quoi faire aux partenaires sociaux sur les retraites complémentaires. Ils ont toujours pris leurs responsabilités”.

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FO signe l’accord sur le paritarisme

Emboîtant le pas d’autres syndicats (CFE-CGC et CFDT par exemple), Force Ouvrière a signé l’accord national interprofessionnel sur le paritarisme. Ce texte, aboutissement de onze séances de négociations entre les partenaires sociaux, réaffirme la place des syndicats dans la démocratie sociale. L’accord englobe les règles de négociations interprofessionnelles, les rapports entre démocratie politique et sociale, et la révision de l’accord de 2012 sur la gestion paritaire. Selon le communiqué de presse de FO (en pièce jointe), “cet accord constitue pour FO un point d’appui pour défendre l’autonomie et l’efficacité de la pratique contractuelle”. Selon Angeline Barth que nous avons pu contacter, la CGT se prononcera lors de la réunion de ses instances le 14 juin prochain.

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Retour au vert pour l’assurance chômage

Malgré les incertitudes économiques, le régime d’assurance chômage table sur 2,5 milliards d’euros d’excédents pour cette année et même sur 3,1 milliards d’euros pour 2023 et 4,2 milliards d’euros en 2024. C’est le bilan prometteur dressé, le 8 juin, par l’organisme paritaire qui présentait ses prévisions financières à l’horizon 2024.

Cet excédent permettra au régime d’assurance chômage d’entamer le remboursement de son énorme dette (63,6 milliards d’euros fin 2021 dont 18,7 milliards portés au titre des mesures d’urgence) pour atteindre 53,7 milliards d’euros, fin 2024.

Côté dépenses, la diminution du nombre de demandeurs d’emploi et les nouvelles règles d’assurance chômage appliquées depuis fin 2021 “contribueraient à diminuer les dépenses d’indemnisation” qui passeraient de 49,4 à 40 milliards, à l’horizon 2024. Côté recettes, elles augmenteraient pour atteindre 42,5 milliards, du fait principalement de la dynamique des salaires liée à l’inflation et du maintien de la création d’emplois.

Même si le rebond constaté en 2021 devrait rester exceptionnel. Selon l’Unedic, les créations se poursuivront à “un moindre niveau en 2022” et seraient plus limitées en 2023 et 2024.

Cette évolution “est conditionnée par le contexte économique et géopolitique”, prévient cependant l’organisme.

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