AVIATION COMMERCIALE

L’horizon s’éclaircit pour le transport aérien

Malgré sa virulence, le variant Omicron ne semble finalement pas aussi dangereux que ses prédécesseurs pour le transport aérien. Bien que les compagnies aériennes aient diminué leur offre ces derniers jours, par crainte d’une rechute de la demande, les différents scénarios élaborés par les experts du secteur tablent sur une poursuite et même une accélération de la reprise en 2022. Delta Air Lines, qui a déjà renoué avec les bénéfices en 2021, estime qu’Omicron n’aura qu’un impact limité. D’après les dernières prévisions de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), le trafic aérien mondial retrouverait entre 69% et 74% de son niveau d’avant crise en 2022. Toutefois, cette reprise du transport aérien ne sera probablement pas actée avant la fin de l’hiver, et sera d’une ampleur inégale selon les types de trafic et les zones géographiques. Elle sera plus forte sur les lignes domestiques que sur les dessertes internationales, pour lesquelles l’écart avec le niveau d’avant crise resterait de l’ordre de 48% à 42%. Plusieurs marchés pourraient même repasser au-dessus du niveau de 2019, en nombre de passagers, comme les marchés domestiques sud et nord-américains. L’Europe devrait se rapprocher de la ligne de flottaison, mais sans parvenir à la franchir avant 2023. En revanche, la zone Asie-Pacifique resterait à la traîne, notamment sur les liaisons internationales.

Les Echos du 13 janvier

Le PGD de KLM, Pieter Elbers, va quitter la compagnie

Après huit ans passés aux commandes de KLM et trente années dans la compagnie, Pieter Elbers (51 ans) quittera le groupe Air France-KLM au plus tard en 2023. Le conseil d’administration du groupe, ainsi que le conseil de surveillance de KLM, ont décidé de ne pas renouveler le mandat du président de KLM, qui s’achèvera le 1er mai 2023. Pieter Elbers pourrait être récompensé de son travail et de sa bonne volonté par un poste chez Delta Air Lines, le principal partenaire d’Air France-KLM. Néanmoins, son départ pourrait faire des vagues aux Pays-Bas. Pour nombre de salariés de KLM, Pieter Elbers incarnait en effet la garantie du maintien d’une certaine autonomie de la compagnie vis-à-vis de sa maison mère française. De plus, le PDG de KLM peut se prévaloir d’un très bon bilan. Sous sa houlette, la compagnie néerlandaise a toujours réalisé de meilleurs résultats financiers que sa consoeur Air France. En 2021, KLM a été la première à retrouver un résultat d’exploitation positif. Toutefois ces velléités d’autonomie se heurtaient à la logique de synergies et d’intégration du groupe Air France-KLM, défendue par Ben Smith, au nom de l’efficacité économique. Le patron d’Air France-KLM a toujours estimé que pour gagner en compétitivité face à ses concurrents IAG et Lufthansa, le groupe devait accroître ses synergies. La commande groupée de 100 avions moyen-courriers à Airbus, destinés à KLM et aux deux Transavia, illustrait les progrès de sa vision des choses.

Les Echos et La Tribune du 14 janvier

Créneaux de vol : Air France-KLM demande plus de flexibilité

Air France-KLM a soutenu Lufthansa en demandant, vendredi 14 janvier, aux régulateurs européens d’être plus souples dans le contrôle des créneaux de décollage et d’atterrissage. Le groupe souhaite que « la situation actuelle soit mieux prise en compte dans l’application de la réglementation européenne afin de permettre aux compagnies de continuer à ajuster leur offre aux niveaux effectifs de demande ». Air France-KLM appelle notamment à « plus de flexibilité dans l’application des règles de force majeure permettant de déroger à la règle de 50% d’utilisation des créneaux horaires, règle que la Commission européenne prévoit actuellement de relever à 64% à compter du mois d’avril 2022 ». Le PDG de Lufthansa, Carsten Spohr, avait averti le 23 décembre que la compagnie allemande serait contrainte d’effectuer « 18 000 vols inutiles » durant l’hiver « uniquement pour conserver ses droits de décollage et d’atterrissage ». Air France-KLM n’a quant à elle pas évoqué l’éventualité d’opérer des vols à vide.

Le Figaro et Sud-Ouest du 15 janvier

ADP et Vinci Airports accélèrent leur redressement

Les deux groupes aéroportuaires français, ADP et Vinci Airports, ont dévoilé des chiffres de trafic 2021 en nette amélioration par rapport à 2020, même s’ils restent encore éloignés de leur niveau d’avant crise. Les deux groupes, qui comptent respectivement 18 et 45 aéroports dans une vingtaine de pays, ont tous deux bénéficié de la reprise du trafic : ADP a enregistré en 2021 une croissance de plus de 37% par rapport à 2020, soit un gain de plus de 43 millions de passagers en un an, avec une activité à 46% du niveau de l’année 2019. De son côté, Vinci Airports a accueilli environ 86 millions de passagers, ce qui représente une augmentation de 12% par rapport à 2020, avec une activité à environ un tiers du niveau de 2019.

La Tribune, Les Echos et Le Figaro du 18 janvier

Air France renforce son offre au Canada

A compter du 17 mai prochain, Air France reliera Paris-Charles de Gaulle à l’aéroport international Jean-Lesage de Québec (YQB), avec 3 vols hebdomadaires assurés les mardis, jeudis et samedis. Les vols seront opérés en Airbus A330-200 équipés de nouvelles cabines de voyage, d’une capacité de 224 sièges (36 en cabine Business, 21 en Premium Economy et 167 en Economy). Le Canada représente le deuxième marché long-courrier le plus important pour Air France en nombre de sièges offerts, précise Air Journal.

Le Figaro-Bourse et Air Journal du 18 janvier

La Commission européenne autorise une aide d’Etat supplémentaire de 20 M€ pour Air Austral

La Commission européenne a autorisé, le 18 janvier, un prêt de 20 M€ à Air Austral, que l’Etat français avait annoncé fin août 2021. Selon la Commission, « à défaut d’un remboursement dans un délai de 6 mois après la date d’octroi, la France s’est engagée à lui notifier soit un plan de restructuration permettant de rétablir la viabilité à long terme de l’entreprise, soit un plan menant à la sortie d’Air Austral du marché ». La compagnie réunionnaise annonce sa volonté de « proposer dans les 6 mois à venir un plan de restructuration qui garantisse la continuité de son activité ainsi que la pérennité de ses emplois ». Air Austral a déjà contracté pour 80 M€ de prêts garantis par l’Etat et a bénéficié de 45 M€ d’apports en compte courant de la Région Réunion, son principal actionnaire, précisent Les Echos.

Les Echos et Air & Cosmos du 20 janvier