AVIATION COMMERCIALE

Après un été en forte croissance, Transavia accroît encore sa flotte

Nathalie Stubler, PDG de Transavia, la filiale low-cost d’Air France, s’est exprimée ce 7 octobre sur BFM Business. Elle souligne que la compagnie a retrouvé son niveau d’activité de 2019. « On a la chance d’être un réseau basé sur l’Europe et le bassin méditerranéen et c’est ce réseau qui est reparti le plus vite. Il ne faut pas oublier qu’on était à -74% de capacités en début d’année et on a réussi à se retrouver au même niveau d’activité qu’avant la crise, en juillet et août », se félicite-t-elle. Transavia a annoncé ces derniers jours l’ouverture de nouvelles lignes, avec notamment cet hiver une desserte vers Stockholm depuis Lyon, et à l’été 2022 une offre renforcée vers l’Espagne mais aussi l’Arménie, la Slovénie, l’Ecosse ou encore le Portugal. Transavia va également réceptionner dans les mois qui viennent une dizaine d’appareils pour renforcer sa flotte, qui doit atteindre 61 appareils en 2022 (contre 38 à l’été 2019).

BFM Business du 7 octobre

Dawex lance Space Data Marketplace, un nouvel outil pour exploiter les données spatiales

Spécialisée dans les marchés de données, l’entreprise technologique française Dawex lance Space Data Marketplace, une plateforme de données spatiales. L’objectif de ce projet est de mettre en relation les fournisseurs de données spatiales et les entreprises et filières utilisatrices dans un cadre sécurisé. Sa mise en service est prévue pour début 2022, et la firme vient de lancer sa campagne de préinscription. Dirigée par Dawex, Space Data Marketplace est pilotée par un consortium associant notamment Airbus Defence and Space, Dassault Systèmes et Thales Alenia Space, et bénéficie du soutien du Centre national d’études spatiales (CNES). Sélectionné dans le cadre du volet spatial du plan de relance, le projet vise à valoriser l’amont de la filière qui collecte des données spatiales en lui ouvrant davantage de débouchés commerciaux. « En créant une infrastructure d’échanges entre fournisseurs et clients, la plateforme vise à développer des services (…) à partir des données spatiales analysées, traitées et packagées à la carte pour ses clients » explique Laurent Lafaye, co-PDG de Dawex. Née d’une initiative française, la plateforme a une vocation européenne et internationale.

Le Figaro du 8 octobre

Le gouvernement indien cède Air India au conglomérat Tata

Le 9 octobre, le gouvernement indien a annoncé la privatisation d’Air India, de sa filiale low-cost Air India Express, et de la branche fret et manutention du groupe. Le conglomérat Tata l’a emporté en mettant 180 milliards de roupies (2 Md€) sur la table. Les ministères des Finances et des Transports se sont vivement félicités de cette vente, rappelant que l’entreprise coûtait à l’Etat 70 M€ d’argent public chaque mois. Mais les autorités devront tout de même assurer une grande partie de la dette de l’entreprise. Ce rachat par Tata intervient après deux tentatives infructueuses, l’une en 2001 et l’autre 2017, et après que le gouvernement indien a renoncé à deux conditions (conserver 24% du capital et transmettre à l’entreprise une part significative de la dette, estimée à 7,2 Md€). Tata va donc acquérir 100 % des parts, quelque 120 appareils, et 6 200 créneaux d’atterrissage et de stationnement dans des aéroports indiens et étrangers. Le contribuable indien devra assumer une dette d’environ 5 Md€, héritage de plusieurs décennies marquées par la corruption et la mauvaise gestion. Des soupçons de malversations entourent notamment l’achat et la vente d’avions de ligne. Le gouvernement espère rembourser rapidement une partie de cette dette, notamment avec la vente de certains actifs comme des terrains et des biens immobiliers évalués à 1,7 Md€.

Ensemble de la presse du week-end

AVIATION COMMERCIALE

Starliner, la capsule spatiale de Boeing, ne volera pas en 2021

Le dossier commence à devenir sensible pour Boeing. Alors que SpaceX a déjà réalisé quatre vols habités à bord de Crew Dragon, dont trois à destination de la station spatiale internationale, Boeing reste en proie à des difficultés à envoyer sa capsule Starliner. La NASA a annoncé vendredi que le vol de qualification à vide du vaisseau n’aura lieu, au mieux, qu’au premier semestre 2022. Ce nouveau report s’ajoute aux précédentes difficultés rencontrées par le programme de Boeing. Sélectionné en 2014 aux côtés de SpaceX pour renforcer la capacité des Etats-Unis en matière de vol spatial, le géant de Seattle a vite accumulé des retards. Alors que Crew Dragon a réalisé son premier vol à vide vers l’ISS en 2019, ouvrant la voie aux premières missions habitées, Starliner manquait le sien. Victimes d’erreurs de logiciel, la capsule de Boeing n’avait jamais pu atteindre la station spatiale et avait même échappé de peu à la destruction lors de son retour sur Terre. Les difficultés récurrentes de Boeing ont obligé la Nasa à revoir sa copie et à annoncer qu’elle réassignait un équipage du programme Starliner sur Crew Dragon. La NASA dit vouloir « donner du temps à Boeing pour terminer le développement de sa capsule ». Si aucun calendrier précis n’est fourni, il semble de moins en moins probable de voir Starliner entrer en service commercial avant la fin 2022.

Les Echos du 12 octobre

Hausse des taxes aéroportuaires : tensions entre l’IATA et l’Airports Council International

Lors de l’assemblée générale de l’IATA (Association du transport aérien international) à Boston, Willie Walsh, directeur général de l’association, a qualifié de « scandaleuse » la hausse des taxes aéroportuaires et des services de la navigation aériennes de 2,3 Md$ durant la crise sanitaire. Exhortant les aéroports et les prestataires des services de la navigation aérienne à réduire les charges pesant sur les compagnies, le dirigeant a cité l’exemple des prestataires de services de la navigation aérienne des 29 États européens réunis sous Eurocontrol, affirmant que les Etats cherchaient « à récupérer près de 9,3 Md$ auprès des compagnies aériennes pour couvrir les revenus non réalisés en 2020-2021 ». L’Airports Council International (ACI) a sèchement répondu à travers son directeur général, Olivier Jankovec, accusant l’IATA d’avoir « brossé un tableau déformé et erroné du secteur aéroportuaire » tout en précisant que « les aéroports ont subi des pertes de revenus de 60% en 2020 et 65% au premier semestre 2021 ». « En demandant des gels ou des réductions systématiques des redevances aéroportuaires, » poursuit Olivier Jankovec, « l’IATA contraint clairement les aéroports à une plus grande détresse financière au profit exclusif des compagnies aériennes ». Attaqué sur les aides financières perçues par les compagnies, alors que les aéroports n’ont quant à eux pas bénéficié du soutien des États selon ACI, Willie Walsh réplique : « Sur les 243 Md$ mis à la disposition des compagnies aériennes, 81 Md$ ont servi à financer les salaires et environ 110 Md$ ont constitué un soutien qui doit être remboursé. En conséquence, les compagnies aériennes ont accumulé une énorme dette de plus de 650 Md$. Tout défaut de paiement pourrait entraîner la faillite des compagnies aériennes et la perte de dizaines de milliers d’emplois ».

Aerobuzz du 11 octobre

Le PDG d’Emirates Airlines fait pression sur Boeing

Cela fait maintenant deux ans et demi, peut-être trois ans de retard pour Emirates Airlines, qui a passé commande de 115 Boeing 777X. Les délais de certification des appareils ne cessent de s’allonger, au grand dam de Tim Clark, président d’Emirates, pour qui cette livraison représente près du tiers des ventes du long-courrier. Client de lancement, la compagnie dubaïote devait recevoir initialement son premier appareil en 2020, puis en juin 2021. Ce ne sera finalement pas avant fin 2023. Tim Clark a regretté ce retard en marge de l’assemblée générale de l’Association internationale du transport aérien (IATA) qui se tenait début octobre à Boston. Le dirigeant a aussi livré ses impressions sur la reprise du trafic et la nécessité d’assurer un service irréprochable : « Nous sommes tenus par des relations B2C (business to consumer). C’est-à-dire que nous traitons principalement avec nos clients et qu’ils sont extrêmement exigeants. Encore plus maintenant qu’ils ne l’ont jamais été auparavant, parce qu’ils peuvent aller sur les réseaux sociaux et nous rendre la vie difficile ».

La Tribune du 8 octobre

Le transport aérien guette le mois de novembre avec impatience

Les compagnies aériennes attendent le mois de novembre et la réouverture de l’espace aérien américain de pied ferme. En l’absence d’information communiquée par la Federal Aviation Administration aux compagnies aériennes, les modalités pratiques restent cependant pour le moment très floues. Ainsi, la question se pose de savoir si l’actuel NIE (National Interest Exception) sera maintenu ou remplacé par l’ESTA. Par ailleurs, il sera intéressant de voir quelles compagnies profiteront immédiatement de la reconnexion avec les Etats-Unis. En 2019, la ligne Paris-New York approchait les trois millions de sièges proposés par neuf compagnies aériennes. La concurrence sur cet axe reste donc sévère, jusqu’à cent fréquences par semaine vers les États-Unis, d’après Anne Rigail, directrice générale d’Air France. Gardant à l’esprit ces incertitudes, le programme d’Air France reste relativement flexible. Les tarifs sont légèrement inférieurs à ceux de 2019, indique la direction commerciale d’Air France.

Le Point du 11 octobre