Ariane-6 a placé en orbite 32 nouveaux satellites Amazon Leo

Jeudi 30 avril 2026, la fusée européenne Ariane-6 a décollé du Centre spatial guyanais avec un lot de 32 satellites pour la constellation Amazon Leo. Il s’agit de la deuxième mission réalisée pour le groupe, et du deuxième vol d’Ariane dans sa configuration la plus puissante, à quatre propulseurs. Arianespace, l’opérateur de la fusée, réalisera au total 18 lancements pour Amazon Leo.

Ensemble de la presse du 30 avril 2026

De futures stations spatiales privées pourraient abriter des usines orbitales

Vast Space, une startup californienne fondée en 2021, entend créer la première alternative commerciale et entièrement privée à la Station spatiale internationale (ISS). L’objectif est d’opérer dans l’espace des laboratoires ou des usines miniatures. La mise en orbite de la première mini-station orbitale de la startup, Haven 1, est prévue au premier trimestre 2027. D’autres acteurs, comme la startup texane Axiom Space – à l’horizon 2029 – entendent commercialiser l’accès à leurs propres stations spatiales habitables. En France, Space Cargo Unlimited développe la « BentoBox », une micro-usine spatiale où seront fabriqués, de manière totalement automatisée, de nouveaux matériaux technologiques, des produits agricoles ou des éléments à destination de l’industrie pharmaceutique. La première mise en orbite doit avoir lieu cette année à bord d’une fusée Falcon 9.

Les Echos du 4 mai 2026

France 2030 : le CNES commande 10 satellites d’observation de la Terre à Loft Orbital et Magellium

Le 30 avril, le CNES a annoncé la commande d’une constellation de 10 satellites d’observation de la Terre, financée par le programme France 2030. Le contrat a été attribué au duo Loft Orbital et Magellium. Il a été annoncé par les ministères de tutelle, incluant le secrétaire général pour l’investissement, Bruno Bonell. Loft Orbital, basé à Toulouse, fournira la plateforme satellite ainsi que des capteurs multicapteurs, tandis que Magellium Arta Group sera chargé du segment sol. Le premier satellite devrait être lancé au dernier trimestre 2026. La constellation devra fournir des données complémentaires aux capteurs déjà existants – les constellations Pleiade et CO3D d’Airbus Defence & Space, conçues avec le CNES – mais aussi la Composante spatiale optique de l’armée de l’Air et de l’Espace. Cette constellation, qui servira de compléments aux systèmes régaliens à la fois pour le civil et pour la défense, pourrait ainsi compter parmi les compléments commerciaux cités dans l’actualisation de la Loi de programmation militaire.

Air & Cosmos du 4 mai 2026

Sopra Steria finalise les acquisitions de Starion et Nexova

Sopra Steria a annoncé le 30 avril 2026 la finalisation des acquisitions de Starion, expert en ingénierie des systèmes spatiaux, et Nexova, spécialiste de la cybersécurité des environnements complexes. Sopra Steria consolide ainsi sa position comme acteur européen majeur dans le spatial et la cybersécurité, renforçant ses services numériques souverains et sécurisés. Avec désormais plus de 200 M€ de chiffre d’affaires dans le secteur et près de 2000 collaborateurs dédiés, le groupe atteint une présence significative dans le secteur de l’espace.

L’Usine Digitale du 4 mai 2026

Le français Alatyr propose d’assembler en orbite des data centers spatiaux

Alatyr, startup française créée en 2023, propose une alternative aux data centers orbitaux, grâce à un système de tuiles porteuses de puces IA, greffées sur des panneaux solaires. Cette technologie permettrait de limiter la taille de la constellation. L’assemblage en serait entièrement robotisé, en orbite héliosynchrone, à plus de 1 000 kilomètres de la Terre. Le data center orbital sera « viable tout de suite pour les applications critiques », indique Emeric Lhomme, PDG-fondateur d’Alatyr. La startup vise 2028 pour démontrer la faisabilité de l’assemblage en orbite et 2030 pour atteindre 1 mégawatt de puissance dans l’espace.

Les Echos du 5 mai 2026

Les data centers dans l’espace, un projet encore incertain

Les grands groupes de la Silicon Valley, à l’exemple de Meta ou Google, ont récemment dévoilé leurs ambitions en matière de data centers orbitaux. Début 2026, les sociétés Blue Origin (propriété de Jeff Bezos, fondateur d’Amazon) et SpaceX ont demandé à la Federal Communications Commission l’autorisation de déployer, respectivement, 52 000 et 1 million de satellites en orbite basse. En parallèle, la startup Starcloud et l’incubateur Y-Combinator de San Francisco ont placé en orbite un satellite contenant une puce GPU Nvidia H100, spécialisée dans l’entraînement des modèles d’intelligence artificielle. Dans son projet d’introduction en Bourse, auquel l’agence Reuters a eu accès, le groupe SpaceX souligne toutefois que ces initiatives « en sont à leur stade initial ; elles impliquent une complexité technique significative et des technologies non éprouvées, et pourraient ne pas être viables au plan commercial », en particulier dans le contexte actuel, caractérisé par des coûts de lancement élevés.

Les Echos du 5 mai 2026

Thales Alenia Space décroche un nouveau contrat de l’ESA pour le développement des télescopes de la mission LISA

Thales Alenia Space (TAS) annonce la signature d’un contrat de 26,1 M€ avec l’Agence spatiale européenne (ESA) pour la phase 1 du développement des télescopes de la mission LISA (Laser Interferometer Space Antenna). Constituée de 3 satellites, la mission LISA sera le premier observatoire spatial européen en capacité de détecter et d’étudier les ondes gravitationnelles émises par des événements cosmiques extrêmes. Cette nouvelle annonce fait suite à l’officialisation de 2 autres contrats relatifs à cette même mission. En juin 2025, TAS avait annoncé la signature d’un contrat d’une valeur de 263 M€ avec le maître d’œuvre OHB System pour le développement d’éléments clés de la mission. En janvier 2026, l’entreprise avait également été retenue par OHB System pour la fourniture du sous-système de propulsion.

Aeromorning et les Echos Investir du 6 mai 2026

Sirius Space Services reprend l’équipementier automobile Enerflux

La startup française Sirius Space Services, qui développe des micro-lanceurs de 180 kg à 1,1 tonne de capacité, poursuit sa stratégie de rachat industriel en reprenant l’usine de Blois de l’équipementier automobile Enerflux, sa troisième acquisition en un peu plus d’un an après le groupe d’usinage SERM (Le Coudray-Montceaux, Essonne) en juin 2025, et l’industriel AMM-42 (Loire) en mars dernier. Tout en continuant à servir ses clients automobiles, le site blésois de 15 000 m2 doit devenir le fer de lance industriel de la startup pour la fabrication de ses fusées Sirius 1, Sirius 13 et Sirius 15. « L’usine assemblera les moteurs de nos lanceurs, mais aussi les lanceurs eux-mêmes, notamment notre premier démonstrateur Sirius 1B », indique à Challenges Antoine Fourcade, 25 ans, dirigeant et cofondateur du groupe.

Challenges du 6 mai 2026