Surveillance spatiale : Look Up et Tahiti Nui Telecom officialisent leur partenariat
L’entreprise française de surveillance spatiale Look Up et la société polynésienne de services numériques Tahiti Nui Telecom ont officialisé, vendredi 30 janvier à Paris, leur partenariat pour le déploiement de 2 radars sur les hauteurs de Tahiti. L’accord représente un investissement de 6 M€ pour le déploiement des radars et 3 M€ pour leur exploitation sur 20 ans, hors énergie. Le 1er radar doit entrer en exploitation en septembre 2026. « C’est une étape importante dans la construction d’un réseau de surveillance spatiale souverain au service de notre sécurité collective », a déclaré Michel Friedling, PDG et cofondateur de Look Up.
Outremer 360 du 2 février 2026
Blue Origin suspend son tourisme spatial pour se concentrer sur la Lune
L’entreprise spatiale de Jeff Bezos a annoncé vendredi la suspension de ses activités de tourisme spatial pour une durée « d’au moins 2 ans », afin de réallouer ses ressources au développement de ses capacités lunaires. « Cette décision reflète l’engagement de Blue Origin envers l’objectif national de retourner sur la Lune et d’établir une présence lunaire permanente et durable », a déclaré la société. Blue Origin a déjà conclu avec la NASA un contrat de 3,4 Md$ pour le développement de son alunisseur Blue Moon, destiné à transporter des astronautes vers la surface lunaire avec un premier atterrissage prévu en 2029.
Ensemble de la presse du 2 février
Blue Origin suspend son tourisme spatial pour se concentrer sur la Lune
L’entreprise spatiale de Jeff Bezos a annoncé vendredi la suspension de ses activités de tourisme spatial pour une durée « d’au moins 2 ans », afin de réallouer ses ressources au développement de ses capacités lunaires. « Cette décision reflète l’engagement de Blue Origin envers l’objectif national de retourner sur la Lune et d’établir une présence lunaire permanente et durable », a déclaré la société. Blue Origin a déjà conclu avec la NASA un contrat de 3,4 Md$ pour le développement de son alunisseur Blue Moon, destiné à transporter des astronautes vers la surface lunaire avec un premier atterrissage prévu en 2029.
Ensemble de la presse du 2 février
L’Allemagne pourrait se doter de son propre système de détection de missiles par satellite
Selon le Financial Times, l’Allemagne prévoit d’être la première puissance européenne à développer sa propre capacité de détection de missiles spatiaux. À l’heure actuelle, l’Europe s’appuie principalement sur un système d’alerte spatial commun partagé fourni par les États-Unis pour repérer les menaces telles que les missiles à longue portée. À l’occasion de l’European Space Conference à Bruxelles les 27 et 28 janvier, le chef du commandement spatial allemand, le major-général Michael Traut, a déclaré au Financial Times que Berlin souhaitait un système national de détection de missiles conçu pour identifier les menaces de missiles à longue portée depuis l’espace. « Le projet serait mené à l’échelle nationale, mais structuré pour permettre la coopération avec les partenaires européens », a-t-il ajouté. Josef Aschbacher, directeur général de l’Agence spatiale européenne (ESA), a de son côté déclaré dans une interview au quotidien économique être « en discussion » sur la façon dont l’institution pourrait être impliquée dans le développement futur de la technologie de détection de missiles.
L’Express du 30 janvier 2026
Satlantis s’allie à Comat
La société basque Satlantis vient de nouer une alliance stratégique avec la PME toulousaine Comat. Fondée en 2014, Satlantis développe des caméras d’observation de la Terre. En France, son site de Bidart (Pyrénées-Atlantiques) se concentre sur la polarimétrie, autrement dit la mesure de la polarisation de la lumière. La polarimétrie donne des informations sur la texture qui peut être utilisée à des fins de dé-camouflage militaire pour détecter des cibles cachées avec des produits artificiels. Ce produit sera fabriqué à Toulouse dans la nouvelle usine de Comat. « Nous ne voulons pas simplement sous-traiter notre activité industrielle, mais il s’agit d’une véritable alliance pour progresser sur les procédés ainsi que sur la partie commerciale, étant donné que Comat a une très bonne réputation dans l’écosystème spatial. Venir à Toulouse va aussi renforcer notre capacité à embaucher », fait valoir Julien Chouillou, CEO de Satlantis France.
La Tribune du 2 février 2026
1er lancement d’Ariane 6 dans sa version la plus puissante
Prévu le 12 février, le vol VA267 marquera une étape majeure pour Ariane 6, le lanceur le plus puissant d’Europe. Lors de ce 6ème vol, Ariane 6 placera 32 satellites LEO de la constellation Amazon en orbite basse, depuis le Centre spatial européen de Kourou. Il s’agira du 1er lancement utilisant 4 propulseurs d’appoint. Grâce à cette configuration, Ariane 6 peut emporter jusqu’à 21,6 tonnes en orbite basse. La mission validera en conditions réelles le fonctionnement simultané des 4 propulseurs P120C avec l’étage principal. Le lanceur utilisera également, pour la 1ère fois, la coiffe longue de 20 mètres, portant la hauteur totale de la fusée à 62 mètres. Ce vol validera les performances de la version la plus puissante d’Ariane 6, développée par un vaste réseau industriel européen piloté par ArianeGroup, avec l’ESA, le CNES et Arianespace.
Aeromorning du 2 février 2026
« L’espace, maillon manquant de la défense européenne »
Dans une tribune, Sylvain D’Hoine, Executive VP Space chez CS Group évoque la sécurité orbitale, devenue un enjeu majeur de défense, domaine dans lequel l’Europe accuse un retard préoccupant. Si elle excelle dans le spatial civil avec Ariane, Galileo ou Copernicus, elle peine encore à transformer cette avance en véritable capacité militaire, alors que les puissances spatiales maîtrisent désormais manœuvres orbitales, brouillage, cyberattaques et actions coercitives. Face à des menaces croissantes, la priorité réside dans la surveillance et la protection des infrastructures spatiales, via une meilleure intégration des moyens civils et militaires et un renforcement de la cybersécurité souveraine. L’espace est aussi une source stratégique de données encore sous-exploitée. La création d’un « data space » européen de défense ouvre des perspectives en matière de renseignement et de préparation opérationnelle. Enfin, des initiatives comme le programme ERS (European Resilience from Space) de l’ESA posent les bases d’un véritable bouclier spatial européen, à condition d’adopter davantage d’agilité et de coopération.
La Tribune du 3 février 2026
Singapour va créer son agence spatiale
Singapour créera officiellement son agence spatiale nationale le 1er avril prochain, afin de renforcer sa position sur un marché spatial en forte croissance. Placée sous la tutelle du ministère du Commerce et de l’Industrie, cette nouvelle entité aura pour mission de porter les ambitions spatiales du pays, de développer des technologies de pointe et de s’intégrer pleinement à l’écosystème spatial mondial. Active dans le spatial depuis 55 ans, la cité-État a lancé son 1er satellite en 2011 et en compte aujourd’hui 16, principalement dédiés à la recherche. Depuis 2022, 157 M$ ont été investis en R&D. La stratégie spatiale nationale, publiée début 2025, repose sur l’innovation, les partenariats internationaux et le développement de nouveaux programmes. Dans un contexte où l’économie spatiale mondiale pourrait atteindre 1 800 Md$ d’ici 2035, Singapour voit l’espace comme un levier clé de compétitivité économique à long terme.
Air&Cosmos et BFM Business
Artemis 2 est repoussé en mars
Après une répétition générale jugée insatisfaisante, la mission Artemis 2 de la NASA est reportée à mars 2026. Lors du « wet dress rehearsal », un test crucial de remplissage des réservoirs d’hydrogène et d’oxygène liquides du lanceur SLS, une fuite d’hydrogène a été détectée, ainsi qu’un problème de valve lié à la pressurisation du module Orion. Déjà retardé par des conditions météorologiques défavorables en Floride, ce test avait repoussé le lancement en fin de fenêtre de tir de février. Le décollage est désormais envisagé à partir du 6 mars. Par ailleurs, une anomalie sur un Falcon 9 de SpaceX a entraîné la suspension temporaire des vols, pouvant retarder légèrement la mission Crew-12, désormais prévue au plus tôt le 11 février à 12h heure française.
Ensemble de la presse du 3 février 2026
Au cœur du Port Spatial de l’Europe
Le 12 février 2026, Arianespace placera en orbite 32 satellites Amazon Leo depuis Kourou, marquant le 1er vol d’Ariane 64. Ce lancement inaugure 18 missions Ariane 6 pour Amazon Leo, démontrant la capacité opérationnelle du lanceur. Unique base de lancement d’Europe, le Centre Spatial Guyanais (CSG) retrouve aujourd’hui une place centrale sur la scène spatiale internationale. « Si le CSG est un lieu historique, il est loin d’être figé dans le passé. Bien au contraire ! Il vit une nouvelle jeunesse, marquée par des lancements récents et des projets ambitieux », déclare Philippe Lier, directeur du CSG. « La Guyane doit au spatial près de 15 % de son PIB. Une activité particulièrement stratégique donc. Nous nous orientons vers un modèle aéroportuaire. 2 lanceurs aujourd’hui, 6 lancements en 2025 et notre objectif est d’atteindre 30 lancements par an d’ici 2030 ». Le CSG se projette ainsi comme un véritable aéroport spatial.
Science&Vie du 3 février 2026
Elon Musk va fusionner SpaceX et xAI
Elon Musk a annoncé la fusion de SpaceX avec xAI, sa société d’intelligence artificielle à l’origine du robot Grok et du réseau social X. « SpaceX a fait l’acquisition de xAI pour former le moteur d’innovation le plus ambitieux sur Terre (et au-delà), alliant l’IA, les fusées, l’Internet spatial, les communications directes vers les mobiles et la plus importante plateforme d’information en temps réel et de liberté d’expression au monde », explique Elon Musk. Il justifie cette fusion comme une étape préalable pour accomplir le « prochain chapitre » de SpaceX : construire en orbite des centrales photovoltaïques géantes, plus efficaces que sur Terre, combinées à des centres de données d’IA. Cette opération s’inscrit dans un projet ambitieux, baptisé « soleil conscient », destiné à établir des « bases autonomes sur la Lune » avant « une civilisation entière sur Mars et au final une expansion dans l’Univers ». La nouvelle entité pourrait être valorisée entre 1250 et 1500 Md$.
Les Echos et La Tribune du 3 février 2026
Le programme européen GovSatcom provoque des remous
Le programme européen Govsatcom, opérationnel depuis janvier, suscite des tensions entre la France et le duo Allemagne-Italie. En cause, la volonté de Berlin et de Rome d’ouvrir ce dispositif de communications sécurisées à des opérateurs non européens, comme Starlink, ce à quoi Paris s’oppose fermement au nom de la souveraineté stratégique. Govsatcom repose sur la mutualisation de satellites militaires européens pour fournir gratuitement des services aux États membres. Après une 1ère phase de tests réussie, la Commission souhaite élargir ses usages. Mais ce projet est menacé par les divergences politiques, d’autant que Govsatcom doit accueillir à terme la future constellation IRIS². La France et d’autres pays européens craignent une remise en cause de cette ambition. Dans ce contexte, Eutelsat, avec sa constellation OneWeb, apparaît comme un acteur européen clé et légitime pour le programme.
La Tribune du 3 février 2026
Selon Josef Aschbacher (ESA), l’Europe devrait davantage miser sur l’exploration spatiale
Le directeur général de l’ESA, Josef Aschbacher, souligne que les souscriptions des pays membres de l’ESA ont atteint un montant historique lors de la conférence ministérielle de Brême, à hauteur de 22,3 Md€. “Avec le montant de ces souscriptions, les États membres ont collectivement reconnu l’importance de l’espace pour l’Europe », se félicite-t-il. Le dirigeant regrette néanmoins le sous-financement des activités portant sur l’exploration spatiale. « Nous allons nous retrouver dans une situation où les États-Unis retourneront sur la Lune, la Chine ira sur la Lune, l’Inde développe ses propres capacités de vols spatiaux habités, et l’Europe, qui est un groupe de nations très puissant, ne dispose pas aujourd’hui de ces capacités. Cette situation n’est pas acceptable. La question est la suivante : pourquoi l’Europe ne s’engage-t-elle pas dans les vols spatiaux habités ? ».
La Tribune du 5 février 2026
Avant son décollage vers l’ISS, l’astronaute Sophie Adenot a échangé avec des collégiens réunis à l’Élysée
Sophie Adenot a rencontré jeudi des collégiens rassemblés à l’Élysée, en visioconférence depuis la Floride, où elle achève les derniers préparatifs de son prochain vol. Accompagnée de deux Américains et d’un Russe, elle doit décoller de Cap Canaveral (Floride) entre mercredi 11 et vendredi 13 février pour une mission de 8 mois dans l’ISS. « L’objectif est d’inciter les jeunes et notamment les jeunes filles, à aller vers des carrières scientifiques », explique Rémi Canton, chef de projet au Centre national d’études spatiales (CNES), présent à l’Élysée.
La Tribune du 6 février 2026