4 % des adultes en situation d’illettrisme

13/05/2024

Selon une étude de l’Insee publiée le 22 avril, 10 % des personnes âgées de 18 à 64 ans éprouvent des difficultés dans les domaines fondamentaux de l’écrit, en 2022, et 4 % sont en situation d’illettrisme. Par ailleurs, 12 % des Français connaissent des difficultés en calcul (moins de 60 % de réussite aux tests passés).

Si l’Insee note des écarts relativement faibles entre les femmes (10 %) et les hommes (11 %) pour l’écrit, ce n’est pas la même chose pour le calcul. En effet, les femmes ont plus souvent des difficultés en calcul (15 %) que les hommes (9 %).

Ces difficultés sont également plus marquées pour les générations plus âgées. 6 % des 18-24 ans éprouvent de tels problèmes à l’écrit, contre 14 % des 55-64 ans. De même, les habitants des quartiers prioritaires de la politique de la ville et des départements d’outre-mer sont davantage concernés que les habitants vivant en dehors de ces zones. Idem pour les personnes peu diplômées.

Ces obstacles ne sont pas sans conséquences dans la vie de tous les jours. Cela contribue, par exemple, à limiter l’usage d’internet. 83 % des personnes en difficulté face à l’écrit ont utilisé internet au cours des trois mois précédant l’enquête, contre 97 % de l’ensemble des adultes.

Source : actuel CSE

La reproduction sociale dans l’emploi est surtout due à une inégalité ”implacable” de formation

16/05/2024

Dans les trois ans suivant la fin des études, 7 % des enfants de cadres sont dans une trajectoire de maintien aux marges de l’emploi, contre 31 % des enfants de familles à dominante inactive. À l’inverse, l’accès rapide et durable à un emploi à durée indéterminée concerne 39 % des premiers, contre seulement 20 % des deuxièmes.

Certes, l’effet marqué de l’origine sociale sur l’emploi n’est plus une surprise, mais ce que montre le Centre d’études et de recherches sur les qualifications (Céreq) dans sa dernière étude parue mardi c’est que “si les conditions d’accès au marché du travail diffèrent fortement selon le milieu social d’origine, cela s’explique essentiellement par les destinées scolaires”. En d’autres termes, l’origine sociale n’est pas le déterminant majeur puisqu’à niveau de diplôme équivalent, elle ne joue que peu sur l’accès à l’emploi. Si certaines mesures ont été mises en œuvre pour tenter de contrecarrer cet effet dans Parcoursup notamment, mais elles “gagneraient à être complétées par d’autres intervenant bien plus tôt dans les parcours scolaires” estime le Céreq. 

Mais même si cet appel était entendu, il n’en reste pas moins que l’origine sociale a un effet propre sur la reproduction sociale. Une personne issue d’une famille de cadres a cinq fois plus de chances d’être cadre elle-même qu’une personne issue d’une famille ouvrière, et toujours deux fois plus à diplôme et filière équivalents. “L’accès aux emplois les plus valorisés socialement et financièrement reste l’apanage des enfants de familles de cadres”, constate le Céreq. 

Source : actuel CSE