Médiation : France compétences face à la hausse des refus de PTP

05/05/2026

Dans son rapport annuel publié le 8 avril, France compétences dresse un bilan de son activité de médiation, centrée sur les litiges entre usagers et acteurs de la formation professionnelle, principalement dans le cadre du projet de transition professionnelle (PTP) et du conseil en évolution professionnelle (CEP).

En 2025, l’institution a enregistré 262 saisines, dont 173 jugées recevables. La grande majorité concerne le PTP (90 %), contre 10 % pour le CEP. Près des trois quarts des dossiers (73 %) portent sur des refus de financement de PTP. Ces refus, souvent liés à des contraintes budgétaires et à des logiques de priorisation, interviennent parfois malgré la pertinence des projets. La médiation note par ailleurs une hausse des refus liés, directement ou indirectement, au coût des formations, soulevant des questions sur la transparence des critères de décision.

Parmi ses recommandations, France compétences appelle à clarifier la prise en compte du coût des projets à mieux valoriser les parcours incluant un co-investissement.

L’institution suggère en outre de sécuriser les parcours certifiants financés, de prioriser l’utilisation du CPF conformément à la loi et de clarifier certaines règles d’éligibilité, notamment pour les certifications devenues inactives. Enfin, elle souligne des disparités territoriales dans le traitement des recours et préconise une harmonisation des pratiques des commissions des associations Transitions Pro.

Source : actuel CSE

Formation à distance : plus d’un tiers des entreprises s’y sont mises mais des inégalités persistent

06/05/2026

Selon une enquête du Céreq publiée hier, la formation à distance s’est fortement développée dans les entreprises françaises depuis la crise sanitaire. En 2021, 36 % des entreprises de moins de 1 000 salariés y ont eu recours, avec une nette prédominance des formats synchrones (25 %), proches du présentiel. Les dispositifs hybrides, plus exigeants en moyens, restent encore limités (8 %).

Cette diffusion demeure toutefois très inégale. Les grandes entreprises et certains secteurs, comme la finance ou l’information, sont nettement plus avancés, tandis que les plus petites structures et des secteurs comme l’agriculture ou la construction restent en retrait. Ainsi, 84 % des entreprises de 300 à 999 salariés proposent du distanciel, contre seulement 16 % des très petites entreprises.

Au-delà de la taille ou du secteur, le Céreq souligne le rôle déterminant de la gouvernance de la formation. La présence d’un responsable dédié, d’un budget ou d’un plan structuré accroît fortement le recours au distanciel, en particulier pour les formats hybrides.

Enfin, loin de réduire les inégalités d’accès à la formation, le distanciel tend à les reproduire, bénéficiant surtout aux entreprises déjà les mieux dotées. Le Céreq appelle ainsi à renforcer l’accompagnement des petites structures, notamment via les opérateurs de compétences.

Source : actuel CSE