SÉCURITÉ

La Suisse reprend la réglementation de l’UE sur les drones

La réglementation européenne a fixé des normes de sécurité en matière de fabrication, de certification et d’exploitation des drones. L’exploitation des drones est désormais classée suivant le niveau de risque de l’opération en 3 catégories : « ouverte », « spécifique » ou « certifiée ». Tout télépilote désirant opérer un drone dans la catégorie « ouverte » devra disposer d’un certificat obtenu après une formation et un examen. La législation adoptée prévoit maintenant la reconnaissance mutuelle des certificats dans l’UE et en Suisse. De nouvelles hauteurs de vol maximales, limites de poids et restrictions géographiques s’appliquent, et des prescriptions en matière de protection de l’environnement, de protection de la sphère privée et de sécurité ont été introduites. La Suisse appliquera donc aussi la réglementation européenne portant sur U-space. Un ensemble de fonctions et de processus numériques et automatisés pourront être mis en œuvre dans un espace aérien défini, pour garantir une cohabitation harmonieuse avec les aéronefs traditionnels. Les pilotes profiteront dès lors d’une meilleure vue d’ensemble de la situation du trafic.

Aerobuzz du 5 décembre

La Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris expérimente le largage de bouées par drone

La Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris (BSPP) a choisi Azur Drones dans le cadre d’une expérimentation de largage de bouées de sauvetage en Seine par drone. Chaque année, la BSPP réalise environ 300 opérations de secours sur la Seine auprès de personnes en difficulté. Afin d’augmenter les chances de survie des victimes, elle étudie l’intégration du drone sans pilote Skeyetech dans son schéma opérationnel. A réception d’un appel aux secours, le drone se déploie automatiquement sur la zone de noyade. Il est le premier à se porter sur les lieux et fournit aux secouristes, à l’aide de ses caméras de jour et de nuit, un retour vidéo intelligent, via une détection automatique de victimes. « Le système Skeyetech permet de gagner un temps considérable sur la durée moyenne de nos interventions grâce à ses automatismes et ses capteurs. Nul besoin de télépilote : les équipes sur le terrain se concentrent sur la part la plus importante de l’opération, à savoir les secours et l’assistance aux victimes », explique le Commandant Mathieu Giroir, initiateur et coordinateur du projet au sein du Bureau Etudes & Prospective de la BSPP.

Aerobuzz du 4 décembre