Sécurité

Thales investit sur les capteurs et les communications quantiques

Thales dispose d’un laboratoire de physique quantique dans son centre de recherche technologique et a constitué un laboratoire commun avec le CNRS. Thales envisage des débouchés dans les capteurs, les réseaux de communication et les ordinateurs. Ces projets amélioreront la précision des centrales inertielles et la sécurité des clés de chiffrement des communications. Le groupe travaille ainsi sur un projet de réseau quantique utilisant les communications par satellite et la distribution d’informations codées sur les réseaux terrestres. Dans le domaine spatial, avec l’Agence spatiale européenne (ESA), le groupe contribue au projet européen Euro QCI qui vise à déployer un réseau sécurisé par une clé quantique. En matière de cybersécurité, Thales étudie aussi une cryptologie des communications qui résistera au déchiffrage par un ordinateur quantique.

Les Echos, 25 mai

Airbus poursuit ses travaux dans la technologie quantique

« Plutôt que de développer des équipes en interne, nous avons décidé de travailler avec les laboratoires de recherche et les jeunes entreprises en restant ouvert aux différentes technologies d’ordinateurs quantiques en développement », admet Thierry Botter, responsable de l’entité Blue Sky d’Airbus. En 2016, l’avionneur a pris une participation dans la startup QC Ware située à San Francisco et à Paris qui propose des services d’informatique quantique. Dans les communications, Airbus participe aux travaux de l’Union européenne sur l’infrastructure de communication sécurisée quantique Euro QCI qui visent à concevoir des réseaux métropolitains de fibres optiques ultra-sécurisés grâce à un partage de clé quantique. Ces réseaux terrestres locaux devraient ensuite être reliés par une infrastructure satellitaire. Airbus Defence and Space a consacré ses travaux à la dimension spatiale dans un premier temps, mais s’ouvre maintenant au segment sol et notamment la cybersécurité avec des méthodes de cryptage capables de résister à la puissance de calcul des futurs ordinateurs quantiques. En matière de navigation, Airbus s’intéresse également aux centrales inertielles quantiques.

Les Echos, 25 mai